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Warmonger, harassment, snipers, friendly fire, pooling... cela vous parle ? Peut-être comprendriez-vous mieux ainsi : fauteurs de guerre, harcèlement, tireurs isolés, tir fratricide, mise en commun, etc.

Par ailleurs, écrieriez-vous plutôt "Madame la lieutenante-colonelle" ou bien "Madame le lieutenant-colonel" ?

 

Bien que la langue française soit dans nombre d'institutions une langue officielle, elle est toujours supplantée par l'anglais.

L'OTAN et l'ONU, pour ne citer que ces deux organisations, servent au monde entier un vocabulaire anglo-saxon que nous faisons nôtre. Pourtant, il existe presque toujours des équivalences en français. À défaut de les utiliser dans le cadre de missions internationales où règne l'anglais, essayons au moins de connaître leur sens dans notre propre langue !

 

  • consulter la brochure "Vous pouvez le dire en français"
    consacrée au vocabulaire de la Défense (février 2014).

 

 

 

« Les fonctions n’appartiennent pas à l’intéressé : elles définissent une charge dont il s’acquitte ! »

 

Dans un autre domaine, l’Académie française a publié il y a quelques années une mise au point concernant la "Féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres". Alors, devons-nous désormais écrire les grades militaires au féminin ?

 

« Conformément à sa mission, défendant l’esprit de la langue et les règles qui président à l’enrichissement du vocabulaire, elle [l'Académie française] rejette un esprit de système qui tend à imposer, parfois contre le vœu des intéressées, des formes telles que professeure, recteure, sapeuse-pompière, auteure, ingénieure, procureure, etc., pour ne rien dire de chercheure, qui sont contraires aux règles ordinaires de dérivation et constituent de véritables barbarismes. Le français ne dispose pas d’un suffixe unique permettant de féminiser automatiquement les substantifs.

S’agissant des métiers, très peu de noms s’avèrent en réalité, du point de vue morphologique, rebelles à la féminisation quand elle paraît utile. Comme bien d’autres langues, le français peut par ailleurs, quand le sexe de la personne n’est pas plus à prendre en considération que ses autres particularités individuelles, faire appel au masculin à valeur générique, ou « non marquée ». (...) »

 

Par ailleurs, l'Académie rappelle : « aucun texte ne donne au gouvernement « le pouvoir de modifier de sa seule autorité le vocabulaire et la grammaire du français » (...) Et de l’usage, seule l’Académie française a été instituée « la gardienne ». »

 

L'Académie ajoute : « il convient par ailleurs de distinguer des noms de métiers les termes désignant des fonctions officielles et les titres correspondants. Dans ce cas, les particularités de la personne ne doivent pas empiéter sur le caractère abstrait de la fonction dont elle est investie, mais au contraire s’effacer derrière lui : c’est ce que mettait en lumière un rapport remis, à sa demande, au Premier ministre en octobre 1998 par la Commission générale de terminologie et de néologie, qui déconseillait formellement la féminisation des noms de titres, grades et fonctions officielles, par distinction avec les noms de métiers, dont le féminin s’impose naturellement dans l’usage. » 

 

Pour l'Académie, « les fonctions n’appartiennent pas en effet à l’intéressé : elles définissent une charge dont il s’acquitte, un rôle qu’il assume, une mission qu’il accomplit. Ainsi ce n’est pas en effet Madame X qui signe une circulaire, mais le ministre, qui se trouve être pour un temps une personne de sexe féminin ; mais la circulaire restera en vigueur alors que Madame X ne sera plus titulaire de ce portefeuille ministériel. La dénomination de la fonction s’entend donc comme un neutre et, logiquement, ne se conforme pas au sexe de l’individu qui l’incarne à un moment donné.

Il en va de même pour les grades de la fonction publique, distincts de leur détenteur et définis dans un statut, et ceux qui sont des désignations honorifiques exprimant une distinction de rang ou une dignité. Comme le soutient la Commission générale, « pour que la continuité des fonctions à laquelle renvoient ces appellations soit assurée par-delà la singularité des personnes, il ne faut pas que la terminologie signale l’individu qui occupe ces fonctions. La neutralité doit souligner l’identité du rôle et du titre indépendamment du sexe de son titulaire. »

 

  • lire l'intégralité de la mise au point de l’Académie française concernant la "Féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres", publié sur le site de l'Académie française le 13 octobre 2014.
  • lien vers les publications de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, sur le site du ministère de la Culture.