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Lieutenant-colonel (R) Philippe Ribatto - Président de l'UNOR © ANORAA

Chers amis,

 

2017 est l’année des As de l’aviation de la Première Guerre mondiale et, plus particulièrement, celle du centenaire du décès du capitaine Georges Guynemer (23 ans), pilote aux talents énumérés dans ses 25 citations.

Il incarne pour les générations qui l’ont suivi, la persévérance, l’esprit d’engagement afin de faire triompher la France dans les batailles aériennes de la Première Guerre mondiale.

Dépassant la simple démarche historique, notre effort de mémoire réside dans notre capacité à nous approprier et faire vivre la devise du capitaine Georges Guynemer : « Faire Face ». Devenue la devise de l’armée de l’air née en 1934, elle est l’expression de la profondeur de l’engagement face à l’ennemi, et aux menaces. C’est le courage, l’opiniâtreté, l’audace, la vaillance, l’énergie, la hardiesse, le dévouement, l’ardeur au combat...

Sur terre, cette vaillance se retrouve chez les combattants anonymes de la bataille de Verdun et de l’offensive Nivelle du Chemin des Dames. Sur mer, 1917 est aussi la première bataille maritime de l’Atlantique.

 

Le capitaine Georges Guynemer nous laisse un testament de volonté, d’implication à défendre la France, ses habitants, notre sol, celui sur lequel naissent nos enfants et meurent nos anciens, notre patrimoine et nos richesses.

Il a pris un rôle historique et a initié « l’esprit de défense », que les Français, sans exclusion, doivent s’approprier ; qu’ils soient engagés dans les armées ou dans les réserves, opérationnelle ou citoyenne.

 

Essentiels pour servir le pays, ces engagements sont d’une réelle actualité lorsque cette année encore, nous dépasserons les objectifs de recrutement tels qu’ils ont été fixés dans la LPM 2019.

L’esprit d’engagement est défendu par l’UNOR alors que la France est attaquée, cent ans plus tard, par des Français, et non plus des Allemands comme en 1917.

 

Depuis février 2015, il se mesure dans notre population par le recrutement important des réserves opérationnelles qui alimentent les piliers Défense et Intérieur, afin de lutter contre les attentats perpétrés sur le théâtre national. La réserve citoyenne, se développe aussi et revêt une forme différente, jouant le relais entre la Défense et nos concitoyens. Je n’oublie pas évidemment, tous les réservistes honoraires dont le dévouement n’est plus à démontrer.

 

Aujourd’hui, l’engagement de nos concitoyens, pour intégrer l’ambition de défense de la France, est d’intégrer la réserve. Et bien souvent la réserve opérationnelle, pour celles et ceux qui, en plus de leurs études, de leurs premières responsabilités en entreprise, de leurs familles naissantes, trouvent l’audace de répondre présents et endossent un nouveau type de responsabilités telles qu’elles leur sont proposées dans le système opérationnel de défense de notre pays.

 

Le centième anniversaire de la disparition de Georges Guynemer fait écho au premier anniversaire de la Garde nationale, créée en réaction aux attentats de juillet 2016, le 13 octobre 2016. Ainsi, ce 13 octobre 2017 sera marqué par l’organisation des Assises de la réserve à l’École militaire.

Cette date sera aussi le début de la JNR qui durera jusqu’au 11 novembre, et qui soulignera la capacité de notre Union à rayonner sur l’ensemble du territoire national (voire ponctuellement à l’international), sans oublier les « déserts militaires ».

Pour la France de 2017, c’est l’esprit de défense et la résilience des Français qui est mis en avant : sachons y répondre en restant vigilant, se souvenant que « Tant qu’on n’a pas tout donné, on n’a rien donné. »[1]

 

Je terminerais en vous rappelant la 26e citation, à titre posthume, du capitaine Georges Guynemer ; citation qui était apprise autrefois, dans toutes les écoles de France, par des milliers d’élèves, et qui résonne de nos jours comme un appel : « Mort au champ d’honneur le 11 septembre 1917. Héros légendaire, tombé en plein ciel de gloire, après trois ans de lutte ardente. Restera le plus pur symbole des qualités de la race[2] : ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime. Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue aux soldats français un souvenir impérissable qui exaltera l’esprit de sacrifice et provoquera les plus nobles émulations. »

 

[1] seconde devise de Guynemer. [2] race humaine.

 Lieutenant-colonel (R) Philippe Ribatto

Président national de l’UNOR

 

 

 

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Les précédents messages

du président de l'UNOR

 

 

 

  • Juillet 2017

Chers amis,Lieutenant-colonel (R) Philippe Ribatto - Président de l'UNOR © Denys Chappey

 

Que de changements autour de nous !

 

À commencer par le départ en « retraite active » de notre délégué général, le colonel (er) Olivier de France. Le 1erjuin, après presque quinze ans à ce poste et sous la direction de cinq présidents successifs, le colonel (er) de France a œuvré avec exigence et abnégation pour notre association. Il a incarné les valeurs qui sont celles de l’UNOR : servir, soutenir, rayonner, recruter et fidéliser, pour le bien de la réserve et de ses associations.

 

Venant de l’active, il a appris ce qu’était la réserve, ce qui faisait sa force ; et a démontré à tous que les deux ne font qu’un, tant est grand ce désir de servir notre pays.

Il a travaillé à la force de l’UNOR, que sont ses associations qui forment un important maillage territorial en métropole, outre-mer et même à l’étranger, regroupant toutes nos armées et Services, ainsi que la gendarmerie.

 

Je ne peux que reprendre ses propos, auxquels j’adhère pleinement, en nous rappelant notre rôle important, chacun dans notre lieu de vie, résumé par ces trois lettres qu’il revisitait, EOR :

E pour Ecouter tout, entendre partout,

O pour Observer, avec un œil attentif,

R pour Renseigner les autorités et forces de l’ordre.

 

Il n’y a pas d’âge pour être utile à la défense de la France, que l’on soit jeune ou plus ancien, réserviste opérationnel, honoraire ou réserviste citoyen. C’est notre devoir d’être attentif. Qu’il soit ici, une nouvelle fois, remercié pour son engagement, son action et son dévouement : bonne retraite, Olivier !

 

Son successeur, le lieutenant-colonel Jean Giacomazzo, s’était lui, engagé comme officier de réserve, après son service national, puis il a intégré le corps des officiers des armes par concours. Il rejoint la réserve opérationnelle, après une longue carrière dans l’armée de terre au sein de l’arme du matériel. Nous nous appuierons désormais sur son expérience, bienvenue Jean !

Ces deux parcours nous démontrent que la réserve est un sas, véritable passage entre le civil et l’active, ou l’active et le civil ! Un sas pour mieux servir l’ambition de la Défense.

 

Les autres changements sont bien-sûr le nouveau chef des Armées, successeur de notre fondateur, mais également notre nouvelle ministre des Armées. Je note, d’ailleurs, le changement de dénomina­tion de notre ministère de tutelle.

 

À ce jour, une secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées a été nommée, et nous ne connaissons pas les sujets dont elle aura la charge. Si ce n’était pas le cas, nous ne pourrions que regretter l’absence de secrétaire d’État aux Anciens combattants ; nous déplorerions que le devoir de mémoire ne soit pas rappelé, au moins dans l’intitulé du ministère ou du secrétariat d’État.

 

Partenaire essentiel du lien « armée-Nation », l’UNOR est un acteur vivant du devoir de mémoire, participant à la résilience et à la cohésion nationale. Alors, comme je l’avais annoncé à l’orée de mon nouveau mandat, je rencontre chacun des délégués réserve, avec le président d’association correspondant, afin de mettre en place nos modalités de travail.

 

Nos interlocuteurs soulignent tous, l’engagement de nos réservistes opérationnels et citoyens auprès de leurs forces, en rappelant que chaque chef d’armée utilise sa réserve citoyenne, comme il l’entend.

 

Dès les nouvelles assemblées mises en place, des démarches identiques seront entreprises auprès de la commission défense du Sénat et de l’Assemblée nationale.

 

Je souhaite à tous, un excellent été, propice, pour bon nombre d’entre nous à des périodes de réserve, de formation militaire suivie ou ensei­gnée, ou d’Opex. N’hésitez pas à rappeler autour de vous que durant la période d’insouciance des vacances, des hommes et des femmes continuent à veiller sur notre sécurité et notre sérénité, notamment dans l’opération Sentinelle. Ils sont souvent secondés par nos camarades de réserve.

 Lieutenant-colonel (R) Philippe Ribatto
Président national de l’UNOR

 

 

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  • Avril 2017

Chers amis,

 

C’est avec beaucoup d’émotion et de fierté que j’ai reçu des mains de mon prédécesseur, le colonel (R) Jacques Vitrolles, le drapeau de l’UNOR avec les trois belles couleurs de notre pays.

En le regardant, je m’incline devant la mémoire de tous nos camarades morts en service, et ceux qui nous ont quitté au terme de leur route dans la vie. Je tiens à remercier vivement le colonel (R) Vitrolles pour son action et sa ténacité afin de faire vivre l’UNOR.

C’est pour moi un grand honneur de devenir votre président national et de m’inscrire ainsi dans une lignée de présidents qui a commencé par Raymond Poincaré, à Versailles, en 1921.

Je mesure l’ampleur de ma mission où en quelques jours des soldats de l’opération Sentinelle, dont un réserviste, sont attaqués à Orly, et des lycéens français sont victimes d’un attentat à Londres.

Nous nous devons de réagir !

 

Pour cela, permettez-moi de vous exposer, en quelques mots mes objectifs pour l’UNOR. Il s’agit tout d’abord, d’en faire une force de propositions auprès du ministre de la Défense afin de définir en amont, et à plusieurs mains, l’ambition de la politique des forces de réserves.

Nous devrons faire preuve d’initiative opérationnelle dans la politique des contrats, ESR, ou agréments de bénévoles du service public, et construirons une réflexion dédiée au développement des nouveaux engagements des Français dans la réserve.

 

Ces nouveaux objectifs simples reposent sur trois axes forts :

  • Créer un partenariat unique avec l’état-major des armées pour transmettre son message auprès des citoyens de défense que nous sommes, et lui assurer le soutien actif de 25 000 réservistes.

À cet effet, nos associations territo­riales qui sont au contact direct, sont un relais indispensable à l’échelon régional ou départemental auprès des autorités civiles et militaires du territoire national.

Je souhaite d’une part que l’UNOR puisse renforcer ses représentations auprès des institutions, et d’autre part se rapprocher des formations de réserve afin de recruter de nouveaux adhérents.

  • S’appuyer sur les associations nationales d’armées, services et de la gendarmerie qui sont les correspon­dantes privilégiées des états-majors propres à leur armée. Elles favorisent la proximité des engagements par la formation et les missions contractuelles de nos compatriotes désireux d’intégrer le système opérationnel de défense de notre pays.
  • Encourager l’esprit d’engagement pour la France et sa défense, pro­mouvoir la réserve comme élément de défense active aux cotés de nos camarades d’active, aider au recrute­ment dans les sphères civiles et institutionnelles.

Ce sont les trois piliers sur lesquels je compte reposer le début de ma présidence, mais tout ceci ne pourra se réaliser que si nous allons tous ensemble vers le même but : servir notre pays sur le plan national et international avec un nécessaire souci de cohésion, d’adhésion et de bonne entente.

 

Nous devons être :

Unis dans notre ambition pour la France,

Novateurs pour valoriser l’effort des réserves,

Opérationnels dans nos missions et pour encourager les Français à parti­ciper à l’effort de défense,

Réservistes fidèles aux valeurs patrio­tiques.

 

En conclusion, je suis très heureux « d’être au manche » de notre belle institution et je sais pouvoir compter sur vous, pour ce long vol, en direction de l’ambition de la réserve.

Lieutenant-colonel (R) Philippe Ribatto

Président national de l’UNOR

 

 

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  • Janvier 2017

Chers camarades, chers amis,Colonel (R) Jacques Vitrolles - Président de l'UNOR © Denys Chappey

 

Votre conseil d’administration du 1er avril a élu un nouveau président, le lieutenant-colonel (R) Philippe Ribatto, officier de réserve de l’armée de l’air et président de l’ANORAA. Il succède ainsi, cinquante-six ans après, à un autre aviateur, le lieutenant-colonel Eugène Wiesmann qui fut compagnon de route de Pierre Clostermann.

 

Une nouvelle ère s’ouvre pour l’UNOR et toutes ses associations affiliées. Cette transition s’est opérée dans la plus grande sérénité. J’ai personnellement soutenu et porté cette candidature car elle me paraissait la mieux à même d’assurer notre pérennité.

Permettez-moi, ici, de féliciter à nouveau notre président et de lui souhaiter pleines réussites et entières satisfactions à la tête de notre Union. Ce premier trimestre de l’année fut très chargé en activités et invitations diverses. Que tous ceux à qui je n’ai pu répondre favorablement m’en excuse.

Même absent de vos réunions et connaissant votre implication quotidienne sur le terrain qui ne se dément pas, j’ai toujours tenu à ce que vous soyez soutenu.

 

Quelques temps forts ont marqué ces trois derniers mois :

  • La cérémonie des vœux a rencontré un vif succès et l’assistance nombreuse des autorités militaires a démontré, une fois de plus, tout l’intérêt qu’elle porte à notre Union. Ce fut l’occasion de porter des messages forts sur notre utilité, sur notre vitalité et sur le caractère essentiel de nos actions notamment à l’égard de la jeunesse.
  • Nous avons participé à de nombreuses manifestations organisées dans le cadre de nos conventions de partenariat : Commission armée-jeunesse, Association des villes marraines, Conseil national de la protection civile, Cap jeunesse. À chaque fois, nous avons développé nos arguments sur la nécessité d’une réserve forte au service de l’ambition nationale.
  • Enfin, la planification et le développement de nos actions internationales a largement occupé notre délégué pour parvenir aux objectifs.

Au terme des dix années qui viennent de s’écouler pour moi au sein de vos instances nationales dont huit à votre tête, je crois qu’il faut retenir l’énergie déployée par les bureaux successifs que j’ai conduits pour parvenir à la réalisation de trois objectifs majeurs :

  • Le maintien, ou le retour, au sein de l’Union de l’ensemble des associations territoriales qui pour certaines, parfois désorientées et se sentant loin du « centre », n’identifiaient plus clairement les raisons de cette adhésion.
  • La participation effective des associations nationales d’armées au projet de l’UNOR dont elles s’étaient éloignées probablement par manque de reconnaissance.
  • Le développement de relations étroites avec le commandement en général, et plus particulièrement avec le CSRM et les délégués aux réserves qui ont toujours manifesté une écoute attentive de l’UNOR.

Que tous ceux qui ont contribué utilement à cet effort, sans esprit partisan, soient remerciés et surtout félicités. Ils ont ainsi rempli la mission qui nous avait été donnée, et c’est là l’essentiel.

 

À titre personnel, je tiens tout particulièrement à vous remercier, toutes et tous, de l’accueil toujours chaleureux que vous m’avez réservé lors de mes déplacements et visites dans vos associations. Au-delà, ce sont des amitiés qui se sont nouées et je ne les oublierais pas.

 

On ne connaît les hommes, on ne les motive, que si l’on accepte de les regarder, non comme ceux qui vous font être, mais comme ceux au service desquels nous sommes pour, ensemble, être prêt au service de valeurs qui nous dépasse.

Cette amitié et ce respect, c’est celle des frères d’armes au service d’une seule cause, celle de l’UNOR et de la France.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l’UNOR

 

 

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  • Janvier 2017

[ Discours prononcé lors de la cérémonie des voeux de l'UNOR à l'École militaire,

 

le 18 janvier 2017 ] 

 

Monsieur le directeur central du service des essences,

Monsieur le directeur du service national,

Monsieur le Secrétaire général du CSRM, Délégué Interarmées aux réserves, représentant le ministre de la défense et le chef d’état-major des armées,

Monsieur le général représentant le Directeur général de la gendarmerie nationale,

Messieurs les représentants des Chefs d’états-majors et directeurs des grands services,

Messieurs les Délégués aux réserves,

Messieurs les chefs de corps,

Messieurs les Attachés de défense,

Messieurs les délégués militaires départementaux,

Monsieur le Président d’Honneur de l’UNOR

Messieurs les Présidents d’associations

Mesdames et Messieurs les Officiers, Sous-officiers, et Militaires du rang

Mesdames et Messieurs,

Mes chers camarades,

Chers amis,

 

C’est toujours un privilège et une grande joie pour moi de vous accueillir au nom de toutes les associations affiliées à l’UNOR.  Depuis de nombreuses années, la présentation des vœux de l’UNOR nous rassemble dans ce lieu chargé d’histoire pour un moment de réflexion mais aussi de convivialité. Permettez-moi de souligner l’importance de cette tradition, l’école militaire en étant le lieu symbolique par excellence puisque nous sommes ce soir au cœur de notre institution.

 

Les évènements subits par notre pays en 2015 avaient bousculé le quotidien de nos concitoyens. Ce long fleuve tranquille des dividendes de la paix a encore été mis à mal par ceux de 2016, et peut être ont-ils enfin pris conscience que nous vivons dans un monde dangereux. Ces évènements tragiques  ont remis en cause les choix politiques faits depuis maintenant vingt ans. Cette prise de conscience exige de notre part beaucoup d’attention quant aux mesures prises mais aussi beaucoup de conviction et de force de persuasion.

 

Cette évolution des mentalités au cours des deux dernières années et la politique de défense engagée ont aujourd’hui d’immenses conséquences. Les objectifs annoncés sont ambitieux et devront être atteints au risque de décevoir encore plus. Nous saurons soutenir cet effort et participer à cette grande œuvre de reconstruction. La création de la Garde Nationale est une chance pour la réserve et cela doit conduire notre Union à agir constamment dans trois directions essentielles :

  • Le soutien sans faille à nos armées dans cet effort de rénovation des réserves longtemps espéré et enfin entrepris ;
  • Le développement d’actions ciblées au profit de notre jeunesse qui nous connaît mal mais qui renoue avec la soif d’engagement au profit de la nation ;
  • La diffusion de l’esprit de défense qui constitue à l’évidence l’une de nos raisons d’être.

Dans le cadre de ces trois lignes d’action, notre Union nationale et nos associations affiliées sont de plus en plus sollicitées par les armées et services, à juste titre, pour remplir de véritables missions de services publics sans pour autant que les moyens utiles à ces missions soient donnés. Force est de constater que les financements nécessaires à leur réalisation ont déclinés au fil du temps. Des choix stratégiques devront être faits.

 

2016 a donc été une année marquée par des actions nationales et locales en cohérence avec ces trois lignes d’action que j’évoquais à l’instant :

  • Le temps du soutien aux armées, notamment au travers d’audition à la commission de la défense et des forces armées du sénat ou de l’assemblée. Les sujets furent nombreux : Garde nationale et réserve opérationnelle, réserve citoyenne, service civique ou national, engagement de la jeunesse. Nos contributions ont été prises en compte. Cette volonté se traduit également par la participation croissante de nos jeunes officiers à la CAJ dont les thèmes d’étude de cette année (JDC, Cadet de la défense, Service civique) démontrent toute son importance.
  • La communication vers la jeunesse. L’UNOR s’y est fortement investi. Des conventions ont été finalisées avec la DMJEC et CAP JEUNESSE. Nos rallyes citoyens, les journées découvertes, nos interventions dans les CDSG nous ont permis d’approcher cette jeunesse parfois désorientée mais avide d’engagement. Ce sont des outils de transmission de valeur que nous privilégions.
  • Le maintien du lien entre la nation, ses forces armées, ses grands services et la gendarmerie constitue pour nous le pivot essentiel de la diffusion de l’esprit de défense. Les activités telles que tirs, raids et marches sont l’occasion d’investir provisoirement des territoires souvent désertés. au plan militaire. Nous y sommes toujours accueillis avec beaucoup de satisfactions et d’égards par les autorités politiques locales malgré certaines réticences institutionnelles. La convention signée avec le CEMAT devrait cependant  permettre de les lever définitivement.

2016 a aussi été marquée au plan national et international par quelques évènements majeurs, certains réussis, d’autres moins aboutis :

  • Pour la première fois, l’une de nos associations territoriales (Aix en Pce) a fourni, sur ses propres moyens humains et financiers,  un plastron pour l’exercice annuel d’entraînement d’un régiment d’active, le 1er RE d’Aubagne. Non seulement ce fut une pleine réussite, mais ce fut aussi l’occasion pour cette troupe d’active de découvrir l’existence de cadres de réserve aux côtés de ceux servant sous ESR.
  • L’UNOR a été à nouveau désignée comme seule et unique organisatrice de la marche de Nimègue. La France est enfin devenue une délégation officielle et le succès fut au rendez-vous. Que l’équipe organisatrice soit remerciée de son action. Le succès encourageant la participation, toutes les demandes ne peuvent être satisfaites. Que les déçus nous en excusent.
  • Dans le cadre de nos jumelages, nos activités se sont poursuivies. La présence ce soir de plusieurs attachés de défense démontre l’importance que ces nations attachent à ces relations bilatérales. Qu’ils soient remerciés de cette marque d’estime à notre égard.
  • La participation française à la CIOR reste en deçà de ce qu’une grande nation peut et doit faire. Pour la première fois depuis 2014, des objectifs qualitatifs précis ont été fixés par l’EMA. La réalisation de ces objectifs nécessitera des moyens accrus afin d’assurer une représentation à la hauteur des ambitions affichées qui soit en mesure d’apporter à nos états-majors les retours d’information recherchés.

A travers ce bilan de l’année écoulée, les chemins d’actions de l’année 2017 sont tracés. Sans vouloir anticiper sur les orientations qui seront prises par le futur bureau de l’UNOR et son nouveau président, il me semble que les lignes de forces identifiées devront nous conduire :

  • à nous impliquer dans toutes les instances, qu’elles soient de concertation ou de réflexion. Le CSRM est l’une d’entre elles. Une relation étroite avec le DIAR devrait également nous permettre de faire valoir nos idées quant au développement du concept de Garde Nationale ;
  • à développer plus encore nos actions envers la jeunesse. C'est par une imprégnation progressive des valeurs de la République que nous forgerons le citoyen de demain et ferons qu'un certain nombre de jeunes gens se tourneront vers la réserve ;
  • à proposer un parcours de citoyenneté totalement rénové, passant naturellement par l’école dès le primaire, s’appuyant sur une JDC développée et un service civique incluant une option défense ;
  • à construire un projet ambitieux dans le domaine de la CIOR qui est un outil de professionnalisation des réserves à moindre coût. Il est dommage de ne pas l’utiliser dans toutes ses dimensions.

Permettez-moi simplement de vous rappeler cette maxime qui prend aujourd’hui tout son sens : « Pour réparer la perte du temps passé, il faut bien employer le présent, et ne souhaiter l'avenir que pour en faire un bon usage. » Antoine GOMBAUD dit le Chevalier de Méré (1607-1684)

 

Au seuil de cette nouvelle année, je souhaite :

  • pour nos armées et pour notre réserve, le succès partout où elles seront engagées.  Souhaitons surtout que les orientations actuelles de la politique de défense ne soient pas remises en cause et que les objectifs fixés soient atteints ;
  • pour l’UNOR, formons le vœu qu’à tous les niveaux de notre organisation, nous portions nos espoirs, diffusions cet état d’esprit qui nous anime et mettions en œuvre tous les moyens utiles à la réussite de notre ambition pour la France. L’implication quotidienne de ceux qui travaillent pour elle le mérite.
  • pour vous tous et vos familles, j’espère que cette année 2017 vous apportera toutes les satisfactions espérées et la santé, bien chère à toutes et tous.

En terminant, je voudrai vous dire ceci. Présider l’UNOR, c’est une mission, c’est un engagement personnel voire familial, mais c’est aussi un honneur avec tout ce qu’exige le fait d’être le successeur du président POINCARE. Je veux vous exprimer ce soir combien fut exaltante cette mission qui s’achèvera pour moi dans quelques semaines. Le sac bouclé, j’aurai probablement un pincement au cœur en vous quittant. Ce pincement au cœur, cette impression soudaine d’absence, de vide, c’est le gage de ce que nous aurons été les uns pour les autres, de cette partie d’histoire, même fort humble, qu’ensemble nous aurons tenté de construire.

 

Je vous remercie de votre attention et vous invite maintenant à partager un moment de convivialité autour du buffet pendant lequel les auteurs des livres primés dédicaceront leurs ouvrages.

 

Vive l’UNOR et vive la France.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l’UNOR

 

 

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  • Janvier 2017

Chers camarades, chers amis,

 

Voici une année de plus derrière nous. Je peux vous assurer qu’elle fut riche en actions de toutes sortes. Sa densité, et parfois sa complexité, n’ont pas toujours permis de prendre le recul nécessaire pour analyser sereinement tous les évènements qui sont advenus. Cependant, je souhaite revenir sur quelques temps forts de ce dernier trimestre.

J’évoquais dans mon précédent édito la mise en place du pilier Territoire national. Il est aujourd’hui définitivement lancé et fonctionne. Des contacts étroits ont été pris avec sa composante terre et notamment la délégation aux réserves qui y est maintenant intégrée.

Ces contacts ont été très productifs et nos échanges francs et cordiaux. Des procédures de collaboration renforcée ont été mises en œuvre concernant la partie internationale de nos activités. Je suis persuadé que ce que nous construisons ensemble permettra, dans le futur, un fonctionnement harmonieux au service de l’efficacité de notre délégation.

 

La création de la Garde nationale fut l’autre sujet important de ce dernier trimestre. Des inquiétudes s’étaient faites jour quant au périmètre d’action de cette structure et à la possible désarticulation de notre système actuel qui a fait ses preuves.

Aujourd’hui, les choses sont clairement définies. Ce concept permettra la gestion transversale de la réserve dans des domaines tels que la communication voire les campagnes de recrutement.

 

En revanche, chaque armée ou service conservera ses prérogatives en termes de formation, d’emploi et de gestion.

Des éléments de langage ont été fournis lors du dernier conseil d’administration et je suis certain que vos présidents de région vous les transmettront.

 

D’autres évènements importants ont marqué ce dernier trimestre. Je veux en citer simplement quatre qui sont significatifs de la réussite de la politique menée par votre bureau national :

-  Au plan interne, toutes les associations nationales d’armées et de certains services ont contribué intellectuellement et financièrement à l’UNOR. Voilà un objectif enfin atteint après des années d’effort ;

-  Au plan de notre développement, le dernier conseil d’administration a accueilli au sein de l’UNOR une nouvelle association nationale, l’ANORSCA qui est destinée à regrouper les commissaires. J’en suis très heureux et leur souhaite la bienvenue ;

-  Au plan de la communication externe, c’est l’une de nos associations territoriales (Aix-en-Provence) qui a fourni le plastron de l’exercice annuel du 1er RE d’Aubagne. Je puis vous assurer qu’il n’y a aucun problème de recrutement si l’on propose des activités ;

-  Enfin, lors de la CCROAT, c’est encore une de nos associations qui a été mise à l’honneur lors de la remise du prix ANRAT pour l’organisation de son rallye citoyen (Hauts-de-Seine).

 

Que tous ceux qui ont contribué à ce nouvel élan soient remerciés et surtout félicités. Tout ceci démontre à l’évidence les progrès réalisés en interne à l’UNOR et la reconnaissance dont bénéficie aujourd’hui nombres de nos actions.

Ceci montre également que lorsqu’on veut s’investir, on peut y arriver ; ce n’est pas une question d’âge mais de volonté. Le recrutement potentiel d’adhérents existe pour nos associations partout en France, alors bougeons-nous et mouillons la chemise.

 

Les 31 mars et 1er avril prochains se tiendront notre conseil d’administration et notre assemblée générale annuelle. À cette occasion, nos administrateurs seront amenés à élire un nouveau président national. Toute chose à un temps mais aussi un terme quand le sentiment du devoir accompli survient.

Je vous invite d’ores-et-déjà à venir à ces réunions qui sont toujours un temps d’échanges et de réflexion.

 

Au terme de cette année, je souhaite avant tout remercier tous ceux qui, autour de votre président, ont œuvré pour que notre Union fonctionne, avance et progresse. Ce sont eux nos forces vives ; ce sont eux qui, quotidiennement, font vivre l’UNOR.

 

Permettez-moi enfin de vous adresser à tous, ainsi qu’à vos familles, mes vœux les meilleurs pour cette année 2017 en espérant qu’elle vous apporte toutes les satisfactions espérées et je vous donne rendez-vous à Paris, le 18 janvier prochain pour les vœux de l’UNOR.

 

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l’UNOR

 

 

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  • Octobre 2016

Chers camarades, chers amis,

 

Les congés d’été ne sont plus qu’un lointain souvenir mais j’espère qu’ils vous ont permis de faire le plein de cette énergie dont nous allons avoir bien besoin. Cette rentrée de septembre est chargée d’activités importantes.

 

Le mois de juin a été l’occasion pour votre président d’être auditionné au Sénat par le sénateur Jean-Marie Bockel sur le thème de la « garde nationale ». Ce sujet fait débat et il était important que nous puissions apporter nos idées à ce titre.

 

Depuis, le rapport a été diffusé et je vous engage à le compulser. Même si vous ne partagez pas toutes les idées qui sont émises, ce document permet de faire un point précis de la situation actuelle et devrait permettre, dans les mois qui viennent, de réfléchir sérieusement à ce que nous devrons faire demain.

 

Le mois de juillet a marqué une nouvelle étape dans cette période difficile que nous traversons. Les évènements tragiques survenus nous rappellent, malheureusement, que nous ne devons jamais baisser la garde.

Je tiens tout particulièrement à féliciter tous nos camarades qui, depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, sont engagés dans l’opération Sentinelle. Ils font la preuve de notre volonté sans faille de servir notre pays.

Je puis vous assurer que nombreux sont nos adhérents qui, au quotidien, participent. Comme tous nos camarades d’active, ils sont au service de la protection de nos concitoyens et de notre Nation toute entière. Qu’ils en soient remerciés.

 

Au-delà, cette situation doit nous conduire à réfléchir très sérieusement à ce que doit être notre action. L’UNOR, force de proposition, doit aujourd’hui faire partager à tous les niveaux de la représentation nationale ce qu’elle croit souhaitable pour le futur de nos armées en réponse à cette nouvelle donne.

Dès le mois de septembre, votre bureau national a engagé une réflexion sur ce sujet qui fera l’objet de communications ultérieures. Les textes élaborés seront débattus et proposés à ceux qui, demain, seront en mesure d’assurer la responsabilité de la Nation.

 

Au début du mois d’août, le congrès annuel de la Confédération interalliées des officiers de réserve (CIOR) s’est tenu à Madrid. Ce fut une nouvelle occasion d’intégrer de jeunes officiers dans cette institution. Ils y ont représenté notre pays et l’UNOR avec courage et détermination.

Les résultats obtenus sont satisfaisants et la participation de la délégation française dans les comités a été une nouvelle fois appréciée. Malgré des moyens très contraints, nous avons pu assurer une présence d’excellente qualité. En revanche, il est regrettable que des difficultés administratives de dernière minute n’aient pas permis d’envoyer nos équipes sportives concourir. Le travail de recrutement et de motivation des plus jeunes de nos camarades s’en trouve fortement pénalisé. Que ceux qui ont porté cette équipe soient remerciés de leur action et de leur dévouement.

 

Enfin, le début du mois de septembre a vu prendre forme les profondes modifications intervenues dans la gouvernance des réserves. Le commandement Terre pour le Territoire national est constitué et son organisation connue. Il nous revient maintenant de communiquer avec cette structure et de lui faire partager nos idées. C’est un travail d’étroite collaboration qui commence, et je suis persuadé qu’il sera productif. Voilà encore quelques défis qui s’annoncent.

 

Je sais que je peux compter sur vous et votre motivation. Profitons de ces occasions pour faire partager nos idées et nos ambitions pour la réserve.

 

Notre Union est un lieu de rencontre « des anciens et des jeunes » et c’est aussi, à tous les niveaux hiérarchiques, le partenaire naturel sur lequel le commandement doit pouvoir s’appuyer pour définir, proposer et obtenir cette politique des réserves sur le long terme que nous souhaitons tous.

 

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l’UNOR

 

 

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  • Juillet 2016

Chers camarades, chers amis,

 

Cette année 2016 est une année charnière dans l’évolution générale de l’action de notre Union. Dans différents domaines, nous agissons constamment dans deux directions essentielles :

- Le soutien sans faille de la politique de défense menée au profit des réserves,

- Le développement d’actions ciblées au profit de notre jeunesse.

 

Le message est clair et sans ambiguïté comme certains pourraient en douter. Ces actions principales se déclinent au quotidien et mobilisent toute notre énergie, votre énergie.

Elles sont mobilisatrices pour vos associations et donnent à notre Union une lisibilité et une crédibilité que personne ne peut remettre en question. Elles sont très souvent couronnées de succès et, parfois, les contingences de la situation présente nous conduisent à constater l’inefficacité de ce que nous avions accepté de soutenir.

 

Au rang des succès, je veux souligner tout particulièrement les actions menées dans le cadre des rallyes lycéens organisés ces derniers temps. Ils sont de plus en plus nombreux et nous les soutenons y compris au plan financier.

Ces trois derniers mois, ils ont permis à nos associations de prendre contact avec plus de 1 500 jeunes pour leur faire découvrir le sens de l’engagement, l’utilité de la défense du pays et les valeurs qui sont les nôtres.

Je sais que d’autres projets sont en cours d’élaboration. Je suis persuadé qu’ils déboucheront sur des réalisations concrètes. La jeunesse a besoin de nous, comme nous avons besoin d’elle.

 

Dans la continuité de ces actions et pour les faciliter, la Délégation aux réserves de l’armée de terre nous avait proposé la réactivation de procédures anciennes relatives à l’agrément de nos activités. Nous avons naturellement accepté cette démarche qui s’est traduite par la signature d’une convention officielle avec le CEMAT.

 

Notre objectif est aujourd’hui, non seulement de faire vivre cette convention, mais aussi d’en démultiplier le modèle avec les autres armées et grands services. L’objectif est ambitieux mais il doit permettre à tous nos adhérents, quel que soit leur statut, de participer à cette mission première de notre Union, la diffusion de l’esprit de défense.

 

D’autres conventions sont en cours de signature et, à la fin du mois de juin, une étape importante sera franchie. Nous participerons au lancement de Cap Jeunesse au Sénat. Je signerai là aussi une convention associant l’UNOR à une initiative importante : aider notre jeunesse en difficulté à se sentir Français. À mon sens, cela fait partie de nos objectifs.

 

L’opération parrainage dont je vous avais parlé en décembre a été lancée et nous devions être sollicités par les DMD. Dans bien des points du territoire, vous avez fait acte de volontariat. Les effectifs sollicités étaient présents.

 

Malheureusement, force est de constater que le résultat obtenu n’est pas à la hauteur des espoirs nourris. Cela ne doit pas nous empêcher de persévérer. Un retex sera mené et nous réfléchirons à la meilleure manière de donner à cette opération toutes ses chances de succès.

 

Enfin, vous trouverez dans ce numéro le rappel de notre congrès national de Paris, en octobre prochain. Les organisateurs ont enrichi le bulletin d’inscription avec plus de détails et d’informations.

 

Il vous revient maintenant de participer et d’apporter votre pierre à la réflexion sur l’évolution de notre réserve.

 

Je compte sur vous tous pour réaliser nos ambitions et démontrer, une fois de plus, notre capacité d’action. Partageons ensemble cette maxime : « Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a, contre lui, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout l’immense majorité des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout ».

 

Je suis fier de constater que notre Union fait partie de ceux qui font quelque chose.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l’UNOR

 

 

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  • Avril 2016

Chers camarades, chers amis,

 

Cette année 2016 a commencé par notre traditionnelle cérémonie des vœux à l’École militaire. Ce fut une nouvelle fois une grande réussite et un moment de convivialité partagée.

Je tiens tout particulièrement à remercier ceux qui l’ont organisée car je sais la masse de travail que cela représente. Cette manifestation est l’occasion de rencontrer nos autorités de tutelle dans un cadre plus festif et d’échanger des idées et points de vue.

Ce moment convivial passé, les activités ont repris sur un rythme toujours plus élevé. Croyez bien que je suis navré de ne pouvoir répondre à toutes les sollicitations de vos associations, mais cette multitude d’événements témoigne bien de votre vitalité sur le terrain. Elle ne se dément pas.

 

La CIOR a tenu en février sa session d’hiver à Bruxelles où j’ai assuré la représentation de l’UNOR. Le constat doit être fait que cette délégation est à reconstruire en totalité. Le chantier est vaste. Les contraintes budgétaires sont telles que notre rôle au sein de cette instance risque de s’amenuiser.

 

Des démarches ont été entreprises auprès de l’EMA pour envisager le futur avec plus de sérénité.

 

Cette année s’annonce pour l’UNOR pleine de challenges et de défis à relever. Ils sont très souvent le fruit de rencontres avec nos relations institutionnelles. C’est bien la preuve de notre dynamisme et du fait que notre Union est un partenaire privilégié. Nous avons été ainsi amenés à signer deux conventions qui me semblent importantes :

  • d’une part, à l’occasion des assises de la réserve qui se sont tenues à l’École militaire dans le cadre de la Journée nationale du réserviste, nous avons signé une convention avec la Délégation ministérielle à la jeunesse et l’égalité des chances.

Cette convention nous permettra d’intervenir dans les classes de défense et de sécurité globale qui existent sur tout le territoire. Nous pourrons présenter aux élèves les raisons de notre engagement et aborder tout sujet relatif à la défense souhaité par les professeurs. Voilà une belle opportunité à saisir d’une collaboration étroite entre notre Union et l’Éducation nationale.

  • d’autre part, la Fédération des clubs de la Défense a souhaité conclure un partenariat avec l’UNOR en vue d’échanger nos expériences et d’être associé à leurs activités. De la même manière, ils pourront participer aux activités que nous sommes amenés à organiser. C’est pour nous une occasion d’assurer une plus grande diffusion à nos actions.

L’opération parrainage dont je vous avais parlée en décembre dernier est désormais officiellement lancée et nous serons sollicités par les DMD. Quel que soit notre statut, nous pouvons participer. Nous devrons être actifs et réactifs dans cette affaire. Voilà encore une occasion qui nous est offerte de communiquer notre esprit de défense à la jeunesse de notre pays. C’est aussi cela notre mission.

 

Enfin, vous trouverez dans ce numéro l’annonce de notre congrès national de Paris en octobre prochain. Les organi­sateurs font un très gros travail et nous devrons répondre présent. L’enjeu est d’importance dans cette période où les lignes bougent sur le sujet de la réserve. Nous devons partici­per à ce débat et apporter notre pierre à l’édifice. Ce congrès en est l’occasion.

 

Je compte sur vous tous pour réaliser toutes ces missions et atteindre les objectifs fixés. Ils sont ambitieux et contraignants, mais ils constituent notre raison d’être. C’est au prix de notre investissement personnel que nous y parviendrons.

 

Transmettre notre engagement est un devoir pour nous.

 

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l’UNOR

 

 

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  • Janvier 2016

[ Discours prononcé lors de la cérémonie des voeux de l'UNOR à l'École militaire, le 13 janvier 2016 ]

 

Monsieur le directeur central du service des essences,

Messieurs les représentants des Chefs d’états-majors et directeurs des grands services,

Monsieur le Secrétaire général du CSRM, Délégué Interarmées aux réserves,

Monsieur le Chef d’état-major de la Zone de défense de Paris,

Messieurs les Délégués aux réserves,

Messieurs les Attachés de défense,

Messieurs les Présidents d’associations nationales et territoriales,

Monsieur le Président de la FNASOR,

Mesdames et Messieurs les Officiers et les Sous-officiers,

Mesdames et Messieurs,

Mes chers camarades,

Chers amis,

 

La présentation des vœux de l’UNOR à l’école militaire depuis quelques années est devenue une tradition. Elle nous rassemble dans ce lieu symbolique pour un moment de réflexion et de convivialité.

Permettez-moi de vous accueillir ce soir au nom de toutes les associations nationales et territoriales de l’UNOR. C’est un privilège et une grande joie.

 

L’actualité récente de notre pays, ne nous laisse pas indifférent en tant que citoyen bien sûr, mais aussi comme officier. Elle est venue percuter notre quotidien que beaucoup de nos concitoyens imaginaient comme une paix sans fin. Que nous le voulions ou non, ces évènements tragiques ont remis en question bien des choix politiques fait depuis des décennies. Peut-être faut-il que le drame touche au plus près pour qu’une réaction se fasse jour. Cette prise de conscience de la situation réelle de notre nation exige de notre part beaucoup de retenue mais aussi beaucoup de convictions, celles qui ont toujours été les nôtres.

 

Vous me permettrez une réflexion plus personnelle mais qui est, je crois, partagée par nombre d’entre nous. Les abandons successifs de ces vingt dernières années ont aujourd’hui d’immenses conséquences dont nous ne mesurons pas encore toute la portée. L’apprentissage des valeurs fondamentales de notre société a souvent été oublié. Le respect des lois, l’acceptation de l’autre, l’adoption de règles de vie en communauté. En un mot, apprendre à être un citoyen. Voilà ce qui fait la force de notre nation. Voilà ce qui en fait sa singularité. Voilà ce que nous avons oublié.

 

L’an dernier, j’avouais notre inquiétude face aux profonds bouleversements annoncés. Ils ont eu lieu. La réserve, considérée comme indispensable, est confortée. Elle fait aujourd’hui l’objet d’une attention toute particulière, elle sera bien utile dans cette période de forte mobilisation que notre pays connait. Les objectifs annoncés sont ambitieux et à notre place, nous saurons soutenir l’effort et participer à cette grande œuvre de reconstruction.

 

La volonté constante de l’UNOR est orientée depuis plusieurs années vers la diffusion de l’esprit de défense et des valeurs qui s’y rattachent.  C’est notre rôle et notre raison d’être et plus de deux cent associations, territoriales ou nationales, participent à cette vocation. Elles valorisent ainsi la réserve et elles doivent, par tous leurs moyens, apporter leur concours et leur soutien à cette politique nationale.

 

2015 a été une année marquée par des actions qui sont récurrentes mais essentielles :

  • la communication vers la jeunesse. L’UNOR s’y implique fortement au plan humain mais également au plan financier. Nos rallyes citoyens, ou les journées découvertes, nous permettent d’approcher environ deux mille jeunes chaque année. avec la journée nationale du réserviste, dans laquelle des progrès ont été réalisé. Ce sont des outils de transmission de valeur que nous devons privilégier.
  • le temps de la réflexion, notamment au travers de deux auditions à la commission de la défense a l’assemblée nationale. Les sujets furent nombreux : réserve opérationnelle, citoyenne ou honoraire, service civique ou national, engagement de la jeunesse. nos contributions ont été prises en compte mais tout reste à faire.

2015 a également vu la continuation d’actions engagées depuis des années dont la finalité est le maintien du lien entre la nation, ses forces armées, ses grands services et la gendarmerie :

  • les tirs, raids et marches sont l’occasion d’investir provisoirement des territoires déserts. Nous y sommes toujours accueillis avec beaucoup de joie et d’égards par les autorités politiques locales malgré certaines réticences institutionnelles.
  • les activités des jeunes, tant à la CAJ qu’à l’UNOR, prennent une importance croissante ce qui est bien là un témoignage de la vitalité de notre Union. Leur forte présence ce soir en est un signe tangible.

2015 a aussi été marqué au plan international par quelques évènements majeurs, certains réussis, d’autre non aboutis :

  • pour la première fois, l’UNOR a été désignée comme seule et unique organisatrice de la marche de Nimègue. Ce fut une brillante réussite qui est à mettre au crédit du responsable désigné, le Cdt Darney. Regrettons seulement que, faute de moyens, nous n’étions pas délégation officielle ce qui eut pour effet de refuser la participation de très nombreuses équipes.
  • dans le cadre de notre jumelage franco-allemand, j’ai pu participer, là aussi pour la première fois, à l’assemblée de réélection de mon homologue à Hanovre au lendemain des attaques du 13 novembre. Je tiens à souligner la chaleur de l’accueil et le soutien qu’il me fût réservé.
  • l’achèvement de la présidence française de la CIOR à Fulda en 2014 n’a pas pu bénéficier d’une exploitation satisfaisante des résultats obtenus. Cette exploitation des efforts consentis, tant par l’EMA que par notre union, devra être a la hauteur des espoirs entretenus.

A travers ce bilan de l’année écoulée, les voies de l’année 2016 sont tracées :

  • au plan national nous devrons :
    - nous impliquer dans toutes les instances, qu’elles soient de concertation ou de réflexion. Le CSRM est, à nos yeux, le lieu privilégié de cette action. Par ailleurs, une convention devrait être signée avec la DMJC pour organiser notre collaboration dans le cadre des CDSG.
    - agir pour promouvoir cet esprit de défense qui est le nôtre. Convaincre de la nécessité d’une politique de défense et des réserves aujourd’hui clairement affirmée au travers du plan réserve 2019. La journée nationale des réserves sera une belle occasion pour cela mais ce n’est pas la seule.
  •  au plan international :
    - la reconstitution de la délégation française est un axe d’effort majeur. Les contraintes budgétaires ne permettent malheureusement plus d’assurer la pérennité et le renouvellement de cette délégation. Je connais l’engagement de l’état-major des armées dans ce domaine et l’en remercie mais nous devrons mettre en œuvre d’autres solutions y compris financières. Un vrai projet et une réelle ambition doivent être développés dans ce domaine. La CIOR est un outil de professionnalisation des réserves donc utilisons-le dans toutes ses dimensions et à moindre coût.
    - nos relations bilatérales seront approfondies en vue de partager nos expériences respectives en matière de réserve et de soutien à l’institution à l’image du protocole que je viens de signer il y a quelques minutes avec nos camarades autrichiens représentés par leur attache de défense ici présent.

Au seuil de cette nouvelle année, je souhaite :

  • pour nos armées, pour notre réserve, le succès partout où elles seront engagées et l’aboutissement des réflexions en cours. Souhaitons surtout que les objectifs soient atteints.
  • pour l’UNOR formons le vœu :
    - que l’implication quotidienne de ceux qui travaillent pour elle se pérennise. Espérons que l’élan de bon nombre de nos associations ne soit pas freiné par la rigidité des structures territoriales.
    - d’une réussite totale a l’équipe de préparation du congrès 2016 à Paris.
  • pour vous tous et vos familles, j’espère que cette année 2016 vous apportera les satisfactions espérées et la santé, bien chère à toutes et tous.

Ce soir aura lieu ici à l’école militaire après cette réception, et je vous engage à y aller, une conférence à l’AOR de Paris sur le thème «  être soldat et croyant » donnée par Monseigneur Luc RavelL, qui nous fait l’honneur de sa présence.  Permettez-moi Monseigneur de dire à tous que nous sommes soldats et nous croyons. Nous croyons à l’avenir, nous croyons au succès, nous croyons en nos jeunes générations. Pour cela, nous devrons être présents, actifs et volontaires.

 

Je vous remercie de votre attention et vous invite maintenant à partager un moment de convivialité autour du buffet pendant lequel les auteurs des livres primés dédicaceront leurs livres.

Vive l’UNOR et vive la France.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l’UNOR

 

 Voir les photos des voeux 2016 de l'UNOR en suivant ce lien.

 

 

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  • Janvier 2016

Chers camarades, chers amis,

 

Les évènements tragiques que notre pays a connus, que nous le voulions ou non, ont remis en cause bien des choix politiques faits depuis plusieurs décennies.

La prise de conscience de la situation de notre Nation exige de notre part beaucoup de retenue mais aussi beaucoup de convictions ; celles qui ont toujours été les nôtres.

Les abandons successifs de ces vingt dernières années ont aujourd’hui d’immenses conséquences dont nous mesurons la portée.

Il s’agit maintenant de construire et développer une réserve que certains souhaitent « professionnelle ». Cela passera inévitablement par des aménagements législatifs majeurs.

 

Ces dernières semaines ont été marquées par une communication forte de la part de l’institution militaire sur les développements et réflexions en cours :

  • La dernière commission consultative des réserves opérationnelles de l’armée de terre a été l’occasion de mesurer l’importance du plan « Au contact » dont la mise en œuvre a débutée. La transformation sera profonde et les objectifs fixés par le ministre de la Défense sont très ambitieux.

Nous devrons soutenir par tous les moyens à notre disposition sa réalisation qui passera inévitablement par des actions de recrutement et de communication.

  • L’assemblée plénière du Conseil supérieur de la réserve militaire a également été l’occasion de prendre la mesure des évolutions en cours.

Je retiendrai cette phrase du major général des armées qui symbolise parfaitement l’engagement de l’EMA : « Nous ne devons rien nous interdire ».

Toutes les options sont ouvertes et nous devrons prendre toute notre part à cette réflexion.

 

Au travers de ces deux réunions importantes, le constat est fait qu’au-delà de la seule réflexion, des moyens sont accordés, y compris financiers.

 

Par nos actions, nous devrons apporter notre concours à cette œuvre de reconstruction et nous avons là toute notre place :

  • Lors de la prochaine Journée nationale des réserves, notre Union devra se mobiliser fortement dans le cadre de l’opération parrainage.

Au travers de cette action, notre objectif sera de prendre contact et de communiquer avec de nombreux jeunes concitoyens lors de leur recensement. Nous devrons en faire une réussite totale sur l’ensemble du territoire.

  • Nous devrons dans les mois qui viennent développer encore plus nos rallyes citoyens qui nous permettent aujourd’hui de sensibiliser plus de 2 000 jeunes français chaque année.

Le rôle de vos associations nationales et territoriales dans ce domaine est essentiel.

 

Dans les semaines et les mois qui viennent, nous serons tous mis à contribution, quel que soit notre statut. Les occasions seront nombreuses.

Chacun à notre place, dans nos fonctions respectives, dans nos emplois opérationnels ou citoyens, dans notre rôle d’officier honoraire, nous devrons répondre présent, supporter et proposer des actions.

Nous devrons soutenir nos camarades d’active et de réserve qui œuvrent tous les jours dans des conditions difficiles.

 

Je suis certain que nous accomplirons tous notre devoir, celui pour lequel nous avons été recrutés, formés et instruits : servir.

 

Au seuil de cette nouvelle année, nous allons retrouver un cadre familial apaisé qui nous permettra de trouver les forces nécessaires à notre engagement.

Permettez-moi de vous adresser à tous, ainsi qu’à vos familles, mes vœux les meilleurs pour cette année 2016 en espérant qu’elle vous apporte toutes les satisfactions espérées, et vous donne rendez-vous à Paris, le 13 janvier prochain pour les vœux de l’UNOR.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l’UNOR

 

 

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  • Message du Président de l’UNOR à la suite des attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre 2015

« Je ne suis pas abattu, je n’ai pas perdu courage. La vie est en nous et non dans ce qui nous entoure. Etre un homme et le demeurer toujours, quelles que soient les circonstances, ne pas faiblir, ne pas tomber, voilà le véritable sens de la vie. » (Fedor Dostoïevski)

 

Qu’il est difficile aujourd’hui de s’exprimer, au lendemain de ces évènements tragiques que nous venons de connaître qui, que nous le voulions ou non, remettent en cause bien des choix politiques faits depuis plusieurs décennies. Un seul en tout cas ne peut être remis en cause, celui de la démocratie et de la liberté.

 

Replongeant dans mes archives, permettez-moi de citer l’un de nos grand ancien tout simplement en changeant, dans son texte, le nom de la ville et cela prend tout son sens aujourd’hui :

« Entre deux hécatombes, [Paris] explosait à la vie. La fureur des attentats décuplait la vie amoureuse et sensuelle. À l'approche du printemps, les plages étaient bondées. La musique montait le soir des balcons ouverts sur le port. Parce que chacun pouvait mourir le lendemain, les [Parisiens] profitaient de la vie sans mesure. Étrangement, l’insouciance se mêlait à la peur. Les projets les plus fous naissaient de l’effervescence. Les cloisons habituelles de la société française s’estompaient, tant chacun était pris par le bouillonnement permanent. » (Hélie de Saint Marc)

 

Tour Eiffel bleu-blanc-rouge © Lionel PétillonDix mois à peine séparent les attaques qui ont endeuillé notre pays.

Dix mois qui ne changeront pas notre attitude, qui ne modifieront pas notre manière de penser, dix mois qui ne représentent rien à l’échelle du temps.

En revanche, dix mois qui doivent permettre à tous de prendre conscience de notre situation, de l’évolution de notre société et de notre jeunesse.

Dix mois qui doivent nous engager encore plus dans notre combat quotidien d’officier de réserve, dans toute sa diversité, pour transmettre notre idéal, faire vivre l’esprit de défense et surtout apporter notre concours par tous les moyens possibles à la France et à ses Armées. Elle a besoin de nous, de notre expérience, de notre vitalité, de notre conviction et de notre immersion dans la société civile.

 

Nous devons lui rendre sans compter et sans réfléchir tout ce qu’elle nous a donné. Le président de la République l’a évoqué dans son discours au congrès de Versailles en parlant de la réserve et de la garde nationale. Soyons prêts à apporter notre concours.

Une minute de silence ne suffit pas même si elle témoigne à l’évidence de notre compassion ! Ayons une pensée pour toutes celles et ceux qui souffrent dans leurs chairs ou qui pleurent un être cher. Mais nous devons aller au-delà de ce seul geste symbolique. Nous devons soutenir et amplifier toutes les actions qui seront entreprises pour défendre notre bien commun, notre Patrie. Nous ne devons pas nous laisser abattre.

 

Notre population est prête à se « mobiliser », peut-être n’en a-t-elle pas conscience. Ce dont nous avons tous besoin, c’est d’une mobilisation des esprits pour redonner à notre nation ces valeurs que nous admirons tous : générosité, courage, fidélité, espérance.

 

Dans les semaines et les mois qui viennent nous serons tous mis à contribution, quel que soit notre statut. Les occasions seront nombreuses. Chacun à notre place, dans nos fonctions respectives, dans nos emplois opérationnels ou citoyens, dans notre rôle d’officier honoraire, nous devrons répondre présent, encourager et proposer des actions.

 

Nous devrons soutenir nos camarades d’active qui œuvrent admirablement tous les jours dans des conditions difficiles et remercier tous nos camarades réservistes qui ont pu être appelés pour participer aux missions de secours et d’assistance.

 

Faisons fi de nos différences, oublions ce qui pourrait nous séparer, soyons tous mobilisés, agissons au quotidien avec une seule devise que nous pouvons faire notre :

 

« Un seul but, la Victoire »

 

Vive la République, vive nos trois si belles couleurs de France.

 

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l’UNOR

  • Lien vers les messagesd'autres associations de réservistes.

     

     

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  • Octobre 2015

Chers camarades, chers amis,

 

Les congés sont maintenant terminés et la rentrée foisonne d’activités et d’engagements de la part de tous les membres de notre Union.

Les actions se multiplient et démontrent bien notre vitalité. Je voudrais revenir sur quelques points qui me semblent essentiels.

 

Les traditionnelles assemblées générales du printemps ont apportés dans les structures affiliées à l’UNOR des changements. De nouveaux présidents nationaux ont été élus, que ce soit à l’ACORAM ou encore à l’ANORAA plus récemment. C’est toujours un moment important pour notre Union qui doit apprendre à travailler avec de nouveaux responsables.

Permettez-moi en votre nom de leur souhaiter la bienvenue. Ils ont déjà rejoint notre bureau national et nous avons entamé ensemble un dialogue constructif. Je suis certain qu’ils sauront être, pour l’UNOR, les appuis indispensables dans la diffusion de nos idées et de nos souhaits pour la défense de notre pays et de nos réserves.

 

Au mois de juillet dernier se sont tenues plusieurs auditions à la commission de la défense de l’Assemblée nationale.

L’UNOR y a pris toute sa part au même titre que toutes nos associations affiliées. Les sujets de débats ont été nombreux : réserve opérationnelle, réserve citoyenne, service civique, service national, engagement de la jeunesse et bien d’autres encore.

Les réflexions ont été parfois surprenantes mais toutes témoignent, malgré tout, du souci constant d’assurer à notre Nation une défense à la hauteur de ses besoins. Nous avons rappelé à ce titre que rien ne pourra se faire sans un engagement financier minimum.

 

Les idées, si belles soient-elles, nécessitent à l’évidence des ressources. Notre Union est prête à apporter son soutien et son concours à cette vaste ambition.

 

D’autres défis s’annoncent ! L’opération parrainage qui a été initiée dans la région parisienne pour la JNR 2015 sera reconduite en 2016 au plan national. Les présentations qui ont été faites au bureau national m’encouragent à investir l’Union dans cette affaire.

Vous serez sollicités à tous les niveaux pour assurer la réussite de cette véritable opération. Nous devrons démontrer, à cette occasion, que la force de l’UNOR est d’être présente, partout sur le territoire, en mesure d’apporter son concours efficace à une opération d’envergure afin de transmettre à nos jeunes générations notre foi et notre volonté de servir la Nation : voilà un bel objectif. Je sais pouvoir compter sur votre motivation et sur votre engagement.

 

Cette fin d’année sera marquée par quelques évènements exceptionnels :

  • Au plan national, nous allons concrétiser mi-octobre le jumelage signé avec nos camarades suisses dans la région de Montbéliard, en Franche Comté. C’est une première et j’en suis particulièrement satisfait car voilà un engagement pris par l’UNOR qui trouvera une réalisation locale effective.
  • Au plan international, ma présence à l’assemblée générale du VdrBW à Hanovre, en novembre, n’est pas symbolique.

 

Il y sera question de l’évolution des forces de réserves allemandes au regard de la professionnalisation de leurs armées. Parallèlement, l’avenir de l’association allemande sera évoqué. Cette réflexion se tiendra en commun avec les réservistes polonais et américains.

 

Enfin, et pour faire suite au congrès de la CIOR à Sofia, nous devrons réfléchir et formaliser l’avenir de notre représentation internationale. Les enjeux sont importants et nous devrons trouver des solutions pour parvenir à un format non seulement réaliste mais efficace.

 

Je compte sur vous toutes et vous tous pour parvenir à atteindre tous ces objectifs, toutes ces missions qui sont au cœur de notre action. Elles nécessitent notre engagement, notre dynamisme et notre volonté de réussir. C’est là notre raison d’être !

 

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Avril 2015

Chers camarades, chers amis,

 

Bleu, Blanc, Rouge. Ces trois couleurs représentent, pour nous et nos concitoyens, un symbole. Celui de notre Nation, de notre unité, de notre histoire commune. Elles sont sur nos emblèmes, nos étendards, nos drapeaux. Beaucoup ont payé du prix de leur sang pour lui.

 

Non ! Ce drapeau n’est pas une saloperie tricolore, Non ! Ce n’est pas une loque, Non ! Ce n’est pas une petite guenille et encore Non ! Il n’est pas de la race vile des torche-culs. Des étrangers sont morts pour lui ; d’autres l’on fait flotter sur Strasbourg.

Il est enfin le linceul de ceux qui ont fait le sacrifice suprême. Je regrette qu’il ait été l’emblème de ceux qui le critique et l’avilisse.

 

Je ne souhaite pas, par ces quelques mots, raviver une polémique, mais je veux marquer fortement l’attachement profond de notre Union à ce que la France a de plus beau : son Drapeau ! Ce premier quadrimestre 2015 s’est achevé par la JNR et cette dernière a été marquée par des moments forts. Je vous avais demandé d’être présents et d’en faire un moment de pénétration des esprits et de sensibilisation de notre environnement.

Je sais que, malgré toutes les difficultés du temps présent, vous avez répondu présent malgré une période électorale ayant conduit à quelques restrictions. Soyez en remerciés.

L’opération de parrainage organisée à Paris a été un réel succès et j’espère qu’elle pourra être dupliquée l’an prochain sur l’ensemble du territoire. Pour tout ceci, il faudra mettre en œuvre des moyens. Moyens humains, moyens matériels et bien sûr moyens financiers. Sans cela, rien de vraiment efficace ne pourra être réalisé.

 

Le conseil restreint du CSRM qui s’est tenu en en juin a permis de faire un point précis de toute l’actualité, et elle est riche d’informations :

  • Bilan de la JNR bien évidemment, mais je n’y reviendrais pas si ce n’est pour souligner la capacité de notre Union à rayonner sur l’ensemble du territoire national y compris dans ce qu’il est convenu d’appeler les « déserts militaires ». Que l’on nous aide à organiser et participer sans entraves.
  • Présentation des objectifs pour la réserve à l’horizon 2019 avec un accroissement, souhaité par notre ministre, de l’engagement de nos camarades sous ESR. Cela représenterait un triplement des moyens actuels et par conséquent des moyens humains et budgétaires complémentaires.

Cela suppose aussi de réfléchir au recrutement, à la formation, à la fidélisation et à l’emploi. C’est un vaste chantier pour lequel rien n’est vraiment prévu dans la loi de programmation militaire. L’objectif est ambitieux. Nous devrons être très attentifs sur sa mise en œuvre et surtout très constructifs dans sa réalisation.

  • Bilan d’activités de la réserve militaire en 2014 qui contraste naturellement avec les objectifs annoncés. Même si la tendance à la décroissance de l’activité semble se confirmer, nous sommes encore très loin de ce que nous pourrions espérer.

Vous comprendrez aisément que ces évolutions souhaitées et souhaitables pour notre pays ne se feront pas sans sacrifices. Nous sommes prêts pour notre part à les faire. Il faudra que tous prennent conscience de la nécessité de ces sacrifices : dirigeants politiques, employeurs publics et privés, salariés et fonctionnaires. C’est l’ensemble de notre Nation qui doit comprendre l’utilité de la réserve, sa nécessité, son caractère incontournable.

 

Pour toutes ces raisons, votre engagement en toujours plus nécessaires au service de l’Union et surtout au service du Pays pour la diffusion de l’esprit de défense dont nous avons besoin.

Je compte sur vous, en vous souhaitant de bonnes et reposantes vacances pour être en mesure d’attaquer la rentrée en pleine forme.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Janvier 2015

Chers camarades, chers amis,

 

Ce début d’année a été marqué par les évènements que nous connaissons tous. Plus récemment, la Tunisie a été touchée par des actions de même nature. Au fil des mois et des semaines, nous sommes les spectateurs de ce flot de violences et d’attaques.

 

Cette situation doit indiscutablement nous mener sur le chemin d’une réflexion pragmatique mais sans concession.

 

Depuis des décennies, au prétexte de la disparition de la « guerre froide », nos pays occidentaux, et tout particulièrement l’Europe, ont poursuivi une politique de réduction de l’effort de défense. La décroissance continuelle des budgets s’est naturellement accompagnée d’une diminution drastique des effectifs et des moyens.

 

Nous avons également constaté une accélération de ce phénomène au cours de ces dernières années pour des raisons strictement budgétaires. Cette profonde mutation a impactée très fortement notre réserve militaire à l’image de ce que subisse nos forces professionnelles.

 

De « masse », notre réserve est devenue « d’emploi » en atteignant un niveau historiquement bas. Sa qualité et son efficience ont été fortement améliorées au détriment de la quantité.

Aujourd’hui, le réveil est brutal et des questions fondamentales se posent à nos concitoyens : les valeurs de notre société, la diffusion de l’esprit de défense, la sauvegarde de notre mode de vie, la résilience qui doit être la nôtre.

Tout cela nécessite à l’évidence un engagement moral personnel que beaucoup n’ont plus, convaincus que cette longue période de paix serait sans fin. Cela suppose aussi des moyens financiers réels qui ne sont plus aujourd’hui mis à disposition.

 

Les propos tenus récemment par le chef des armées doivent nous encourager à poursuivre dans une voie que nous n’avons, pour notre part, jamais abandonnée. Cette voie de la défense des intérêts de la France est celle que nous avons toujours suivie et défendue.

 

Toutes les études menées actuellement démontrent nos insuffisances tant en terme budgétaire qu’en terme humain.

 

Même si elle est utile et souhaitable, ce n’est pas simplement d’une réserve citoyenne dont nous avons besoin. Nos armées ont besoin d’une réserve disponible, formée et mobilisable d’un niveau suffisant pour renforcer efficacement nos forces professionnelles qui font un travail admirable.

 

En revanche, il s’agit là d’un plan de développement qui ne trouvera son efficacité qu’à quatre ou cinq ans. Au plan opérationnel, cela suppose de réfléchir au renforcement quantitatif des réserves, de penser à la capillarité des formations (voie commandement et voie état-major), d’envisager les enveloppes financières correspondantes sans se retrancher derrière l’éternel faux fuyant de l’orthodoxie budgétaire. Cela nécessitera des évolutions législatives.

 

Au-delà de ces aspects techniques que nos états-majors maitrisent parfaitement, nous ne devons pas oublier l’aspect sociétal de cette situation, et là, l’UNOR trouve toute sa place.

 

Comment admettre que des entreprises, grandes ou petites, refusent à leurs salariés la disponibilité nécessaire pour répondre aux convocations ? Comment accepter que nos concitoyens qui veulent être protégés se refusent à s’en donner les moyens ? Le patriotisme est aussi économique.

 

Notre Union, avec son organisation nationale et territoriale, possède l’avantage d’être partout sur le territoire. Nous devons profiter de cette situation privilégiée pour communiquer et faire comprendre les nécessités du temps présent. C’est notre devoir, notre rôle.

 

Notre double compétence prend ici tout son sens et doit servir plus que jamais la Nation. Nous sommes en capacité de convaincre car immergé dans le monde politique, économique et social.

 

Alors, agissons pour que cet esprit de défense que tous réclament soit une réalité et pas simplement une chimère.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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[Discours prononcé lors de la cérémonie des voeux de l'UNOR à l'École militaire, le 16 janvier 2015]

 

Monsieur le directeur central du service des essences des armées représentant le ministre
de la Défense,

Monsieur le général délégué interarmées aux réserves représentant le chef d’état-major des armées,

Monsieur le représentant du gouverneur militaire de Paris,

Messieurs les représentants des chefs d’états-majors et directeurs des grands services,

Monsieur le secrétaire général du CSRM,

Monsieur le colonel représentant le général commandant la brigade des sapeurs-pompiers de Paris,

Messieurs les délégués aux réserves,

Messieurs les attachés de défense,

Messieurs les présidents d’associations nationales et territoriales,

Mesdames et messieurs les officiers et les sous-officiers,

Mesdames et messieurs,

Mes chers camarades, chers amis,

 

Les vœux de l’UNOR, que nous avons souhaité ancrer à l’École militaire depuis quelques années, sont une tradition qui nous rassemble dans ce lieu symbolique pour un moment de convivialité mais aussi de réflexion.

Vous accueillir ce soir au nom de notre Union, de toutes ses associations nationales et territoriales, à l’occasion du nouvel an, est un privilège et une grande joie.

 

L’actualité récente de notre pays ne peut pas nous laisser indifférents en tant qu’homme bien sûr, mais aussi comme officier de réserve. Elle est venue percuter un quotidien que bon nombre de nos concitoyens imaginaient comme un long fleuve tranquille, niant ainsi cette guerre larvée que se livrent l’occident et les forces de l’obscurantisme.

Nous devons bien évidemment respecter la mémoire de toutes les victimes et j’y associe l’ensemble de nos adhérents.

 

Permettez-moi néanmoins de regretter la totale indifférence médiatique dans laquelle bon nombre de nos camarades, cette année encore, sont tombes au service de notre nation dans la lutte contre le terrorisme.

Peut-être fallait-il que le drame touche au plus près pour qu’une réaction se fasse jour. Espérons que cette prise de conscience, sans esprit partisan, ne s’éteigne pas aussi vite que les bougies se sont allumées.

 

Vous me permettrez une réflexion très personnelle. Depuis maintenant douze ans, les jeunes classes de notre population franchissent le seuil de l’âge adulte sans être passées par le filtre du service national. Rien n’a remplacé cette période d’apprentissage des valeurs fondamentales de notre société.

À ce titre, on peut facilement évoquer le respect des lois et celui de l’autre, l’adoption de règles de vie en communauté, l’acceptation de la différence qui font la force de notre pays. Il nous faut probablement imaginer un mode opératoire diffèrent pour que la seule référence culturelle de notre jeunesse ne reste pas limitée a Facebook ou Twitter.

 

J’indiquais ici, l’an dernier, notre inquiétude constante face aux profonds bouleversements annonces. La réserve est considérée comme indispensable, donc elle doit être confortée. Le seul maintien budgétaire n’est plus suffisant. Nous le constatons encore au moment où le dé-pyramidage s’accélère et les financements de moins en moins au rendez-vous.

Et pourtant, la réserve – dont nos associations – pourrait être bien utile par sa connaissance du terrain et de l’environnement dans cette période de forte mobilisation que notre institution va connaître.

 

2014 a été une année marquée par des actions récurrentes essentielles à mes yeux :

- Le temps de la communication, avec la Journée nationale du réserviste dans laquelle l’UNOR s’est fortement impliquée au plan humain mais également au plan financier. Des progrès ont été réalisés.

Cet outil de transmission de valeur ne peut cependant pas être mis en œuvre sans les réservistes eux-mêmes. Trop de départements ont encore vu cette année une réappropriation exclusive de ce temps de communication par les autorités locales.

- Le temps de la réflexion, notamment au sein de la commission armées-jeunesse ou nos plus jeunes camarades sont fortement impliqués. Qu’ils soient remerciés pour la qualité de leur participation.

 

2014 a également vu la continuation d’actions engagées depuis des années dont la finalité est le maintien du lien entre la Nation, ses forces armées, ses grands services et la gendarmerie :

- Les diverses activités en région se maintiennent à un niveau satisfaisant malgré des difficultés croissantes d’organisation. Tirs, raids et marches sont l’occasion d’investir provisoirement des territoires désertés ;

- L’opération des dessins de Noël, en liaison avec Solidarité Défense se poursuit avec succès.

- Enfin, notre engagement pour les renforts protocole sur certaines manifestations ont continué de faire la preuve de leur pertinence. Que ceux qui se sont fortement impliques, réservistes honoraires, sous ESR et citoyens réunis, comme le 6 juin à Caen, en soient remerciés et félicités.

 

2014 a aussi été marqué au plan international par l’achèvement de la présidence française de la CIOR à Fulda. Ce fut une préoccupation constante de l’UNOR depuis plus de deux ans.

Force est de constater que l’objectif a été atteint malgré toutes les difficultés organisationnelles rencontrées.

Porteur initial du projet mais aussi financeur, l’équipe mise en place par l’UNOR a su promouvoir notre image, celle de la France et surtout la réflexion :

- Soutien des employeurs à la politique de défense ou comment penser des stratégies gagnant-gagnant.

- La place des réservistes dans la gestion de crises.

Nul ne peut contester l’actualité brulante de ces thèmes de réflexion. Des actions de promotion des résultats obtenus auprès des grandes entreprises, en liaison avec le comité liaison-défense du MEDEF, ont été conduites. Elles se poursuivront.

 

Au-delà, notre Union a décidé, en septembre dernier, la constitution d’un groupe de travail permanent sur ces sujets afin de capitaliser sur les acquis. La fin d’une mission ne doit pas être la fin de la réflexion. La composition éclectique de cette commission devrait lui permettre d’envisager toutes solutions utiles en vue de proposer des idées novatrices également applicables aux PME.

C’est d’une réflexion globale dont il s’agit. Je souhaite que les premières études soient communiquées au premier semestre de cette année.

 

Enfin, nous ne pouvions faire l’impasse, dans le cadre de notre jumelage franco-allemand, sur le centenaire de la Grande Guerre. Je tiens à souligner la haute tenue du colloque que nous avons conjointement organisé à Mutzig en octobre sur le thème des OPEX françaises et allemandes.

La conférence prononcée par un ORSEM allemand fut un succès, également marque par le soutien sans faille de la BFA.

 

Tout ceci traduit la volonté constante de l’UNOR de s’orienter vers une interarmisation croissante.

Cette année encore, des associations sont venues nous rejoindre. Cette volonté fortement affirmée de rassemblement conforte notre représentativité au service d’une seule ambition : « la diffusion de l’esprit de défense et des valeurs qui s’y rattachent par la valorisation de la réserve. » C’est notre rôle et notre vocation première.

 

À travers ce bilan de l’année écoulée, les chemins de l’année 2015 sont traces et je suis certain que tous participeront à notre réussite.

 

Au plan national nous devrons :

- Nous impliquer au quotidien dans toutes les instances, qu’elles soient de concertation ou de réflexion. C’est au prix de cette implication que nous ferons vivre notre engagement.

- Agir pour promouvoir cet esprit de défense qui est le nôtre et convaincre notre environnement de la nécessité d’une politique des réserves clairement affirmée.

 

Au plan international :

- La transition actuelle entre la présidence française de la CIOR et la reconstitution de la délégation française est un axe d’effort majeur. Les contraintes budgétaires actuelles ne permettent plus d’assurer la pérennité et le renouvellement de cette délégation dans cette organisation dont la France est fondatrice. Je connais l’engagement de l’état-major des armées dans ce domaine et l’en remercie, mais nous devrons mettre en œuvre d’autres solutions y compris financières.

- Nos relations bilatérales seront approfondies en vue de partager nos expériences respectives en matière de réserve.

 

Au seuil de cette nouvelle année, je veux formuler quelques vœux très sincères :

- Pour nos armées, souhaitons le succès partout où elles seront engagées. Leur professionnalisme remarquable doit induire leur valorisation, leur soutien moral et financier.

Souhaitons surtout que le continuum brownien des reformes trouve un terme.

 

Pour l’UNOR formons le vœu :

- Que l’implication quotidienne de ceux qui travaillent pour elle se pérennise et permettez-moi de les remercier pour leur engagement à nos côtés.

- D’une Union plus forte, plus dynamique, plus persuasive.

 

Pour vous tous et vos familles, j’espère que cette année 2015 vous apportera santé, bonheur et toutes les satisfactions familiales et professionnelles espérées.

 

Dans notre univers agité de ces derniers temps, nous ne devons pas perdre nos illusions, et nos esprits ne doivent certainement pas se tétaniser. Ne fermons pas les yeux sur toutes nos erreurs !

 

Heureusement, comme le soulignait Cousteau, « parfois un minuscule évènement peut bouleverser le cours de notre vie » et rien n’est alors fatalité, rien n’est alors dû au hasard.

On ne subit pas l’avenir, on le prépare, on le construit. Je vous propose de le construire ensemble !

 

Je vous remercie de votre attention et vous invite maintenant à partager un moment de convivialité autour du buffet.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

  • Voir les photos des voeux 2015 de l'UNOR en suivant ce lien.

     

     

     

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  • Janvier 2015

Chers camarades, chers amis,

 

Voici la fin d’une année qui je peux vous l’affirmer a été riche en évènements de toutes sortes. Sa densité, et parfois sa complexité, n’ont pas toujours permis de prendre le recul nécessaire pour analyser sereinement tous les évènements qui sont advenus.

 

Cependant, je souhaite revenir sur quelques temps forts de ce dernier trimestre tout en affirmant la volonté de votre bureau d’aller de l’avant.

 

Au terme de cette année, je souhaite avant tout remercier tous ceux qui, autour de moi ont œuvré pour que notre Union fonctionne, avance et progresse malgré les difficultés et les obstacles.

 

Notre conseil d’administration et notre assemblée générale qui se sont tenus à la fin du mois d’octobre ont été d’une excellente qualité et d’une grande tenue avec des débats intenses, passionnés et pertinents dans un désir de construction.

 

La réflexion que nous devons mener maintenant, compte tenu de la réorganisation des régions administratives voulue par les politiques, sur l’organisation future de l’UNOR était à l’ordre du jour. Je reste convaincu que le débat lancé devra trouver un aboutissement et un vaste consensus dans le calme et la sérénité pour le bien de notre Union. 

 

Comme je vous l’avais indiqué, votre bureau a mis en place une commission de réflexion dont le thème général est le soutien des employeurs à la politique des réserves. Dans la continuité de la Présidence française de la CIOR, des réunions sont organisées régulièrement avec de grandes entreprises.

 

C’est nécessaire, mais il nous faut aller plus loin. L’objectif est de formaliser un certain nombre d’idées dans un délai raisonnable.

 

Cette commission, sous l’autorité du CEN (R) Michel Roucaud, travaille déjà et devra rendre ses premières conclusions lors de notre prochaine assemblée générale.

 

Nous devons être en mesure de porter ces réflexions au plus haut niveau et être force de proposition dans cette période incertaine que nous traversons.

 

Comme le soulignait le commandant Cousteau, « parfois un minuscule évènement peut bouleverser le cours de notre vie ». Rien n’est fatalité, rien n’est dû au hasard.

 

Ce trimestre a été rythmé par des activités importantes pour notre visibilité et notre représentativité. Assemblée plénière du CSRM, comités de pilotage de la Journée nationale du réserviste, Commission consultative des réserves opérationnelles de l’armée de terre.

 

Partout nous avons été présents et je peux vous dire que l’accueil et l’écoute qui sont réservées à notre Union sont toujours attentifs et constructifs. Ce sont des occasions de faire valoir nos idées et notre idéal de réserviste que l’on soit sous ESR, honoraire ou citoyen : Servir.

 

Ce trimestre a aussi été l’occasion pour votre président d’un certain nombre de déplacements en régions, la température du moral se prenant toujours au contact de ceux qui sont sur le terrain (c’est-à-dire nos associations).

 

Force m’a été donné de constater que, malgré toutes les difficultés locales que nous pouvons rencontrer, nos actions sont connues, reconnues et souvent appréciées.

 

Nous devons poursuivre dans cette voie au risque de voir les plus jeunes générations, aujourd’hui désorientées, se désintéresser d’un idéal qui constitue le fondement de notre pays.

 

Au seuil de cette nouvelle année, nous allons retrouver un cadre familial qui nous permettra, je l’espère, de trouver les forces nécessaires à notre engagement.

 

J’ai une pensée pour tous nos camarades, active comme réserve, qui passeront les fêtes loin de leurs proches. Qu’ils soient assurés de notre reconnaissance et de notre soutien car partout où ils sont, en OPEX ou sur le territoire national, ils servent notre pays parfois pour certains dans un engagement au péril de leur vie.

 

Ayons une pensée toute particulière pour tous ceux qui ont été au bout du sacrifice, sans oublier tous nos camarades réservistes de nos associations nationales et territoriales qui nous ont quittés au cours de cette année écoulée.

 

Permettez-moi enfin de vous adresser à tous, ainsi qu'à vos familles, mes vœux les meilleurs pour cette année 2015 en espérant qu’elle vous apporte toutes les joies et satisfactions espérées.

 

Je formule pour l’UNOR et toutes les associations de réservistes des vœux de succès, de reconnaissance et de recrutement encore plus forts qu’en 2014.

 

Vive la Réserve, vive l’UNOR et vive la France.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Octobre 2014

Chers camarades, chers amis,

 

L’été est passé et, pour beaucoup d’entre nous, les congés ne sont plus déjà qu’un lointain souvenir. J’espère qu’ils vous auront permis de retrouver la vigueur dont nous avons tous besoin pour continuer nos actions dans une période de grandes incertitudes.

 

Notre conseil d’administration et notre assemblée générale qui se sont tenus à la fin du mois de juin ont été d’une qualité exceptionnelle. Les débats ont été intenses, fructueux et productifs. Ces réunions ont aussi été l’occasion de faire le point sur l’état de l’UNOR.

 

Ainsi que je vous l’avais indiqué, la réflexion que nous devons mener sur l’organisation future de notre Union était à l’ordre du jour. Les réflexions en cours sur notre organisation administrative nationale impacteront inévitablement notre propre organisation. Il nous faut faire preuve de réactivité, d’imagination et de conviction pour nous adapter à une nouvelle donne inévitable.

 

Le débat est lancé et nous devrons trouver, dans les mois à venir, la meilleure solution. La contribution de tous est nécessaire. Je compte sur votre implication dans ce débat interne qui conditionne en partie, me semble-t-il, notre futur.

 

Le début du mois d’août était l’occasion de retrouver nos homologues étrangers au congrès de la CIOR à Fulda en Allemagne. À cette occasion, la présidence française de la CIOR a pris fin et le flambeau a été transmis aux Bulgares.

Ces deux années ont été enrichissantes pour tous ceux qui y ont participé avec fierté. Qu’il me soit permis de les remercier pour leur action et leur engagement. La qualité de cette équipe a été reconnue par tous et ils ont fait honneur à l’UNOR et à la France.

 

À nous maintenant de faire vivre cette expérience et de partager de manière efficace les travaux de réflexion qui ont été engagés.

Un groupe de travail sera très rapidement constitué pour prendre en charge cette mission. Notre action internationale à venir passera inévitablement par la reconstitution d’une délégation qui, en l’état actuel de la dilution des budgets, ne nous permet plus d’assu­mer pleinement notre rôle de membre fondateur.

 

La période de rentrée est toujours celle des changements et cette année ne fait pas exception à la règle. Un nouveau secrétaire général du CSRM vient d’être désigné au moment où cette institution connaît de profondes modifications dans sa structure.

L’UNOR reste naturellement membre du Conseil supérieur de la réserve militaire qui accueillera en plus des représentants des réservistes opérationnels désignés par leurs armées respectives. Voilà une nouvelle organisation qui se met en place et dont les premières réunions se tiendront à l’automne.

Nous devrons nous engager pleinement dans cette nouvelle organisation et les futures commissions de réflexion. L’UNOR prendra toute sa part à ce travail. Le devenir de la réserve, dans le contexte actuel, se jouera là et nous devrons rester très attentifs aux évolutions proposées.

 

Voilà encore quelques défis à l’horizon. Je sais pouvoir compter sur vous et sur votre engagement pour qu’ils soient relevés. Ce sont d’excellentes occasions pour montrer à nos autorités de tutelles que notre Union est bien le lieu de rencontre des « anciens et des modernes » et qu’elle constitue le partenaire incontournable pour définir, enfin, une vraie politique des réserves que nous appelons tous de nos vœux.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Avril 2014

Chers camarades, chers amis,

 

Ce deuxième trimestre 2014 s’annonçait chargé et actif. Il le fut. Il a été marqué par deux évènements majeurs qu’ont été la Journée nationale du réserviste et nos réunions statutaires. Je voudrais revenir sur ces deux temps forts qui ont montré, chacun dans leur domaine, l’implication de notre Union.

 

La Journée nationale du réserviste s’est déroulée cette année sur une durée étendue dans la continuité du rapport qui avait été fait par le groupe de travail dédié à ce sujet. Force est de constater qu’un certain nombre de propositions ont été retenues et mises en œuvre par notre institution.

Je dois reconnaître que le nombre d’activités développées par nos associations sur l’ensemble du territoire est surprenant mais aussi réconfortant. C’est la preuve que nous savons aller à la rencontre de nos concitoyens pour faire vivre notre idéal et partager nos valeurs.

 

Cette JNR, parfois si critiquée, trouve là toute sa justification et toute son utilité. Même si elle ne constitue pas, en soi, une opération de recrutement, elle demeure une occasion privilégiée de faire connaître nos armées et nos réserves.

 

Au plan des activités nationales, l’UNOR a été très présente dans leur organisation, tant dans la préparation, dans la réalisation que, partiellement, dans son financement. Permettez-moi de remercier tous ceux qui se sont investis sans compter dans cette mission difficile.

Ceci étant, des progrès doivent encore être faits notamment dans la remontée des informations au siège. Faire est une exigence de notre fonction d’officier de réserve, mais faire savoir est un impératif de communication. Trop d’actions locales sont entreprises sans qu’elles soient portées à la connaissance de tous. Nous devrons progresser dans ce domaine. Enfin, la place de la réserve doit être confortée dans ces organisations de manifestations. Notre visibilité doit être améliorée et notre engagement reconnu.

 

Au plan interne, notre conseil d’administration et notre assemblée générale qui se sont tenus à la mi-avril ont été d’une qualité exceptionnelle. Les débats ont été intenses, fructueux et productifs.

Ces réunions ont aussi été l’occasion de faire le point sur l’état de l’UNOR :

  • constater que nos associations nationales ou territoriales continuent de faire vivre leurs activités, rallyes ou raids est une profonde satisfaction. Bien souvent en dehors de tout soutien de l’institution qui ne peut plus nous accorder son concours, elles parviennent à maintenir ces opérations avec succès. La pérennité de ces actions est essentielle car ce sont elles qui sont le gage de notre renouvellement et de notre avenir.
  • admettre à l’UNOR une nouvelle association nationale est le témoignage que nous attirons et que nous savons fédérer les énergies. C’est la ligne de conduite que nous nous sommes fixés et nous devront poursuivre dans cette voie fédératrice qui est la seule qui vaille.

Les semaines qui viennent de s’écouler et à venir seront encore bien remplis tant par les activités protocolaires que par nos réunions de travail internes ou externes. Des sujets importants restent à traiter et il me semble que nous devrons faire l’effort sur deux axes principaux :

  • la projection de ce que devra être la future délégation française à la CIOR une fois la présidence achevée. Le sujet est ouvert et compliqué par la situation actuelle. Les travaux en cours sont difficiles, mais il nous faudra assurer notre présence dans cette organisation dont nous sommes fondateurs. Il n’est pas imaginable d’envisager une restriction telle qu’elle conduirait à diluer la représentation de la France.
  • la réflexion que nous devrons mener sur l’organisation future de notre Union. Les réflexions en cours sur notre organisation administrative impacteront inévitablement notre propre organisation. Ce sera en partie l’objet de notre prochain conseil d’administration. Il nous faudra faire preuve de réactivité, d’imagination et de conviction pour nous adapter à une nouvelle donne inévitable.

Face à ces défis que je viens d’évoquer, la seule conduite à tenir tient dans une seule formule, celle du maréchal de Lattre de Tassigny : « ne pas subir » !!

 

Pour conclure cet édito, ayant eu l’honneur de vous représenter le 6 juin aux cérémonies commémoratives du débarquement le 6 juin 1944, mon émotion a été très forte en imaginant pendant la cérémonie tout ce qui s’est passé ce jour-là et les jours suivants. Ma pensée est allée vers tous ceux, civils, militaires et réservistes qui ont versé leur sang ou perdu la vie pour que nous soyons libres aujourd’hui.

 

Permettez-moi de vous souhaiter enfin de belles et reposantes vacances d’été afin d’être en forme à la rentrée.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Janvier 2014

Chers camarades, chers amis,

 

Cette année 2014 a commencé pour l’UNOR par sa traditionnelle cérémonie des vœux à l’École militaire où nous avons eu l’honneur de recevoir le chef d’état-major de l’armée de terre et le gouverneur militaire de Paris ainsi que ceux avec qui nous travaillons régulièrement.

 

Nous leur avons fait partager nos ambitions et nos inquiétudes pour la réserve dans une période où, en raison des contraintes budgétaires, beaucoup d’entre nous s’interrogent et restent souvent perplexes face à l’avenir.

 

Fin janvier s’est tenu un conseil restreint du CSRM qui a abordé un certain nombre de sujets importants. Dans le droit fil du Livre blanc, les évolutions nécessaires de la réserve opérationnelle ont été évoquées (recrutement, fidélisation, réservistes spécialistes, rénovation de la disponibilité).

Il a également été longuement question de la réserve citoyenne et notamment de son utilisation dans les déserts militaires. Une directive fixe ses missions et étend son champ d’action (rayonnement, résilience de la Nation, expertise au profit des forces).

Ce fut l’occasion pour les associations de rappeler que la réserve opérationnelle ne devait pas pour autant être délaissée. Ces deux réserves sont complémentaires, mais l’une ne doit pas être privilégiée au profit de l’autre au risque de les opposer.

 

Ce premier semestre 2014 va également nous permettre de participer à quelques activités importantes :

  • dans le cadre de la préparation de la Journée nationale des réserves, notre Union a participé activement à différents groupes de travail. J’ai souhaité renforcer notre engagement dans cette activité importante tant en terme d’organisation que de communication.

Cette année, cette journée se transforme quasiment en « semaine du réserviste » puisqu’elle s’étale du 6 au 10 avril. Notre Union s’est notamment impliquée avec le CSRM et la FNASOR dans l’organisation du Trophée des réserves (une course de 12 km) dans le cadre du Marathon de Paris.

Qu’il me soit permis de remercier ceux qui ont donné de leur temps dans cette affaire. Je sais que chacun dans vos régions et départements, vous vous êtes engagés activement pour que cette JNR soit une réussite.

  • dans le cadre des relations internationales de l’UNOR, deux rencontres sont et seront organisées avec nos camarades Allemands et Suisses en attendant de le faire avec les Italiens et les Espagnols dans un avenir proche.

Pour les premiers, il s’agit bien évidemment de préparer la commémoration du centenaire de la Grande Guerre à laquelle je souhaite donner un éclat particulier. Cette opération trouvera sa place en Alsace et fera l’objet d’une large communication le temps venu.

Pour les seconds, c’est l’amorce d’un nouveau partenariat qui s’annonce fructueux et pour lequel une convention sera officiellement signée par mes soins. Il me semble utile de développer nos relations avec nos voisins immédiats. C’est toujours l’occasion d’un partage d’expérience dont nous pouvons tirer profit.

 

Au plan interne, notre conseil d’administration et notre assemblée générale se tiendront à la mi-avril où j’espère vous retrouver le plus nombreux possible. Ce sera aussi l’occasion de renouveler la direction de l’ASUNOR. Nous devons veiller à son bon fonctionnement et au développement de son action dans le rôle social de l’officier si cher au maréchal Lyautey.

Je suis conscient des efforts consentis par ceux en charge de sa gestion et je tiens à les en remercier bien vivement.

 

Il faut que toutes ces activités soient les vecteurs de notre action dont l’objectif est d’assurer la pérennité de la réserve et de l’UNOR. À travers elles, nous devons convaincre nos partenaires de ne pas réduire la réserve à un soutien opérationnel minimal mais bien au contraire de conserver le concept d’une réserve issue du monde civil tel que nous le connaissons aujourd’hui.

 

Au-delà des mots et des maux, ne perdons pas de vue que notre objectif est de servir notre pays. Alors, allons de l’avant pour que vive la réserve de France sachant que : « Rien de durable ne se fonde sur la force » comme disait Hubert-Louis Lyautey, maréchal de France.

 

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

 

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  • Janvier 2014
    [Discours prononcé lors de la cérémonie des voeux de l'UNOR
    à l'École
    militaire, le 17 janvier 2014]

Monsieur le général chef d’état-major de l’armée de terre, représentant monsieur le ministre de la Défense et le chef d’état-major des armées

Monsieur le gouverneur militaire de Paris,

Monsieur le directeur central du service des essences,

Messieurs les représentants des chefs d’états-majors

et directeurs des grands services,

Monsieur le délégué interarmées aux réserves,

Monsieur le secrétaire général du CSRM

Monsieur le représentant du général commandant

la brigade des sapeurs-pompiers de Paris,

Messieurs les délégués aux réserves,

Messieurs les attachés de défense,

Madame la conseillère de Paris, correspondant défense, représentant le maire de Paris,

Messieurs les présidents d’associations nationales

et territoriales,

Monsieur le président de la FNASOR,

Mesdames et messieurs les officiers et les sous-officiers,

Mesdames et messieurs, chers amis,

 

Vous accueillir ce soir au nom de l’UNOR, de toutes ses associations nationales et affiliées, à l’occasion des vœux du nouvel an, est un privilège et un grand plaisir. Cette tradition est désormais bien établie et nous rassemble chaque année, ici à l’École militaire, pour un moment d’échanges et de réflexions.

 

L’inquiétude a été une constante de l’année écoulée. Les profonds bouleversements annoncés laissaient craindre une diminution drastique du système de la réserve.

Les propos tenus en septembre dernier, la sanctuarisation budgétaire actée et le plan d’action présenté lors de l’assemblée plénière du CSRM ont apporté un peu de sérénité. L’action devra suivre et notre union y sera très attentive.

Si la réserve est considérée comme indispensable, elle devra être confortée. Le seul maintien budgétaire ne sera probablement pas suffisant. Nous le constatons encore au moment où les jours d’activités sont attribués pour l’année à venir.

 

La volonté constante de l’UNOR a été orientée vers un seul objectif : « le rassemblement de toutes les ambitions au service de notre union et de l’institution militaire ».

Cela démontre notre volonté de cohésion réaffirmant ainsi le caractère interarmées de l’UNOR et notre représentativité s’en trouve confortée. Au-delà, et à travers notre participation à diverses instances, c’est bien la valorisation et le développement de la réserve qui est au centre de nos préoccupations. C’est notre rôle et notre vocation première.

 

Si vous me le permettez, je ferai un bref panorama de l’année écoulée avant d’évoquer notre futur immédiat dont nous mesurons parfaitement les impératifs sans pour autant en maîtriser les contraintes.

Voeux UNOR 2014 - Colonel (R) Vitrolles, président © Denys Chappey

 

2013 a été une année marquée par deux réflexions importantes :

  • la diffusion du Livre blanc sur la défense qui conforte le rôle de la réserve et donne à notre union l’opportunité de participer à un certain nombre de travaux importants au sein du CSRM.

Nous avons ainsi participé activement aux différents groupes de travail constitués au printemps afin de décliner ce livre blanc, au plan pratique. Des propositions ont été faites au sein des huit groupes de travail et un certain nombre d’entre elles ont été retenues, ce qui est une satisfaction pour nous.

  • le mandat du groupe de travail JNR est venu à échéance et le rapport final a été transmis dès la rentrée de septembre. Là encore, des propositions d’évolution ont été faites pour que cette journée ne soit pas isolée au cours de l’année.

La JNR est un outil promotionnel de la réserve dont nous devons profiter pour faire valoir et reconnaitre, de manière permanente, notre engagement auprès des différents acteurs de la société civile.

 

2013 a également vu la poursuite d’actions engagées depuis plusieurs années dont la finalité est le maintien du lien entre la nation ses forces armées, ses grands services et la gendarmerie :

  • les diverses activités en région se sont maintenues à un niveau satisfaisant malgré des difficultés croissantes d’organisation.
  • notre investissement dans la commission Armée-jeunesse est à mettre en exergue. Je voudrais tout particulièrement remercier nos huit jeunes camarades qui y travaillent, dont certains sont ici ce soir. La qualité de leurs travaux doit être soulignée
  • en liaison avec Solidarité Défense, l’opération des dessins de noël, si réconfortante pour nos soldats, a permis, cette année encore de récupérer, grâce à nos associations, plus de 4 000 dessins.
  • enfin, les renforts protocole sur certaines manifestations comme le 14 Juillet ont continué de faire la preuve de leur pertinence. Que ceux qui se sont fortement impliqués soient remerciés. Nous sommes prêts à nous engager encore plus pour les cérémonies commémoratives qui auront lieu cette année.

Au-delà de ces actions ponctuelles nécessaires à notre notoriété, nos activités se sont également poursuivies à l’international :

  • la présidence française de la CIOR, dont le mandat s’achèvera au mois de juillet prochain, a été une préoccupation constante de notre union. Sa réussite était impérative pour l’image de la France. Elle doit être mise sur le compte de l’équipe en place qui fait preuve d’efficacité.
  • les jumelages en cours ou futurs ont aussi fait l’objet de toute notre attention. C’est un moyen privilégié de faire partager notre modèle de réserve.

Je terminerai en soulignant que l’UNOR avec tous ses membres, constitue un vecteur efficace pour assurer la diffusion de nos valeurs morales en perpétuant l’esprit de défense. Présente partout, y compris dans les déserts militaires, l’UNOR est un excellent outil d’informations pour la jeune génération.

 

Voeux UNOR 2014 © Denys Chappey

 

Les objectifs de cette nouvelle année qui s’annonce comportent deux volets distincts :

  • au plan national, nous devrons :
    - participer encore plus aux décisions qui interviendront. Notre implication dans toutes les instances de concertation devra être encore plus active. Qu’il s’agisse de réfléchir à l’emploi des réserves, à leur gestion et plus généralement à la pérennisation d’un système parfois au bord de la rupture mais que beaucoup nous envie.
    - finaliser et réaliser notre projet de colloque sur le soutien des employeurs à la politique des réserves en liaison avec l’institution militaire et tous les partenaires de la société civile.
  • au plan international :
    - la transition entre la présidence française de la CIOR et la reconstitution de la délégation française sera un axe d’effort majeur. Notre influence au sein de cette instance internationale doit être confortée et optimisée. Malgré les contraintes budgétaires, je connais l’engagement de l’état-major des armées dans ce domaine et l’en remercie.
    -les relations bilatérales seront poursuivies et développées pour partager nos expériences en matière de réserve.

Au seuil de cette nouvelle année, je voudrais formuler quelques vœux sincères :

  • Pour nos armées, souhaitons le succès partout où elles sont et seront engagées. Espérons qu’elles soient valorisées et soutenues moralement et financièrement.

Permettez-moi ce soir d’avoir une pensée toute particulière pour nos camarades qui, cette année encore défendent et ont défendus les valeurs de la France parfois hélas au prix de leur sang.

  • Pour l’UNOR, formons le vœu :
    - d’une interarmisation croissante de notre union tant au plan national que local. Ce doit être une constante de notre action qui sera le gage de la participation effective de tous à l’œuvre commune,
    - d’une plus grande intégration de nos jeunes camarades sous ESR. Ce sera le témoignage de notre volonté d’adaptation à notre environnement actuel et cela fondera solidement l’UNOR de demain,
    - d’un plus grand brassage intergénérationnel entre réservistes qu’ils soient sous ESR, honoraires ou citoyens,
    - espérons enfin que tous ceux qui travaillent pour notre Union restent motivés et efficaces. Permettez-moi de remercier ceux qui, quotidiennement, font vivre l’UNOR.
  • Pour vous tous et vos familles, espérons que cette année 2014 apportera toutes les satisfactions familiales et professionnelles que vous pouvez souhaiter.

Je veux profiter de cette occasion pour souligner l’adhésion de nos proches qui nous permet de servir notre pays et notre union.

 

Baden Powell estimait que « l’optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et mène au succès ».

 

Alors, soyons optimistes et puisse le succès couronner nos actions.

 

Bonne année.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

[les photos des voeux de l'UNOR en suivant ce lien]

 

 

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  • Octobre 2013

Chers camarades, chers amis,

 

L’année 2013 s’est achevée et ce ne fut pas la plus simple. Deux constats s’imposent qui doivent nous interroger sur nos capacités :

  • nos armées et nos réservistes sont de plus en plus employés, malgré les vicissitudes d’une vie économique particulièrement difficile, au service de notre pays ;
  • notre Union, dans cette période difficile que nous connaissons, continue son chemin au profit de vous tous et de l’institution avec ses multiples missions.

Ces deux constats démontrent que nous savons agir, réagir et nous adapter. C’est notre force. Saluons une fois de plus l’engagement de nos armées, le professionnalisme dont elles savent faire preuve, malgré les risques, au prix du sang versé.

 

Ce dernier trimestre a été marqué par plusieurs réunions du CSRM dont, notamment, son assemblée plénière. À cette occasion, notre ministre a réaffirmé très fortement son engagement pour les réserves tant au plan des principes que sur la problématique financière.La sanctuarisation budgétaire relative aux réserves a été confirmée. Nous savons bien cependant que, dans ce domaine, rien n’est jamais définitivement acquis. Les contraintes financières qui sont les nôtre aujourd’hui doivent nous conduire sur le chemin de la prudence et du réalisme. Soyons confiants dans les annonces qui ont été faites mais restons vigilants.

 

Au plan interne, notre dernière assemblée générale a été d’une qualité élevée et reconnue par tous les participants. Permettez-moi de remercier tous ceux qui y ont contribué par leur participation active, tant dans la préparation que dans le déroulement.

 

Le début de l’année 2014 devra nous conduire sur le chemin de la réalisation de nos projets :

  • la JNR 2014 s’annonce à la fin du premier trimestre et nous devrons y prendre toute notre part. Le rapport remis au CSRM fait un certain nombre de propositions. Au-delà, c’est à nous tous de nous investir pour que ce point d’orgue de notre communication soit une réussite.
  • au premier semestre, nous organiserons une journée de réflexion sur le thème du soutien des employeurs à la politique des réserves. Cette manifestation s’inscrit dans une problématique au centre de nos préoccupations.

Nous devrons faire partager, à cette occasion, nos ambitions pour la Défense à l’ensemble de nos partenaires, qu’ils soient militaires, chefs d’entreprises ou éducateurs. C’est une occasion importante de montrer toute la plus-value d’une synergie basée sur la confiance et le respect mutuel entre l’associatif et l’institutionnel.

  • le soutien de notre présidence française de la CIOR continuera d’être un axe d’effort. Cette équipe rentre dans la dernière ligne droite de sa mission. Les six mois qui viennent seront ceux de la réussite définitive de cette « opération ». Que ceux qui la mènent soient remerciés de leur engagement total.
  • la transition entre l’équipe « présidence CIOR » et la délégation de l’UNOR à la CIOR devra être assurée et pérennisée. Voilà encore un chantier qui s’ouvre et que nous devrons traiter dans les meilleures conditions.

Au seuil de cette nouvelle année, permettez-moi de vous adresser, à chacun d’entre vous, tous mes vœux de bonne et heureuse année. Que cette période soit pour nous l’occasion de trouver la sérénité et la force dont nous avons besoin pour défendre notre belle cause, pour faire vivre l’UNOR, et surtout pour assurer l’avenir de la réserve dont nous savons tous qu’elle est essentielle au maintien de l’institution militaire au sein de la nation.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Juillet 2013

Chers camarades, chers amis,

 

Le mois d’août s’est achevé ainsi que nos congés bien mérités. J’espère qu’il vous a permis de retrouver le tonus qui nous est nécessaire. Je pense qu’il a aussi été pour vous un temps de regroupement familial toujours agréable.

 

Suite à la parution du Livre blanc au printemps, je vous indiquais en juin que des groupes de travail avaient été constitués au Conseil supérieur de la réserve militaire (CSRM) pour décliner les conséquences de ce document.

Dès le mois de juin, ces groupes ont commencé leurs travaux et l’UNOR y était largement représentée.

 

Des propositions ont été faites par votre bureau national et certaines d’entre elles retenues. Il s’agit pour nous d’une grande satisfaction. Ces groupes ont proposés des mesures structurelles dont l’objectif est d’améliorer la place de la réserve opérationnelle.

 

Ils ont également réfléchi à la nécessité d’une adaptation des pratiques actuelles pour répondre aux objectifs du Livre blanc. Un suivi de tous ces projets sera assuré.

D’autres thèmes importants ont été abordés tels la sanctuarisation du budget de la réserve et la rénovation de la réserve de disponibilité.

Afin de concrétiser ces réflexions, trois groupes vont être mis en place sur trois axes de travail : l’amélioration du recrutement, la politique générale relative aux réservistes experts et la fidélisation.

L'UNOR saura participer activement à cette réflexion sans esprit partisan ni réflexe corporatiste.

 

Par ailleurs, il ne vous a pas échappé que dans ce Livre blanc la réserve citoyenne fait l’objet d’une attention toute particulière. Une directive ministérielle est en cours d’élaboration et devrait permettre de définir son rôle, ses activités et l’apport de son expertise à la Défense ainsi que dans la constitution de la résilience de la Nation. Cette directive devrait également fixer les règles de gestion de cette réserve.

 

Le mois d’août n’a pas été non plus sans activités :

  • À Brno (République Tchèque) s’est tenu le congrès annuel de la Confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR) qui était le premier de la présidence française actuelle.

Qu’il me soit ici permis de féliciter l’équipe présidence qui a parfaitement réussi dans la conduite de cette affaire. Ce fut un congrès de bonne facture avec un symposium très intéressant dont le thème général était le soutien des employeurs à la réserve militaire.

Dans les mois qui viennent, nous formons le projet d’organiser une journée de réflexion sur le même thème. Nous aurons ainsi l’opportunité de démontrer la plus-value que peut apporter notre Union.

  • Le groupe de travail JNR, dont la présidence m’a été confiée par le Secrétaire général du CSRM, arrive à son terme. Le mois d’août a été mis à profit pour rédiger un projet de rapport qui a fait l’objet d’échanges intenses depuis la rentrée. Ce rapport sera transmis au CSRM avant la fin du mois. Il contient, à mon sens, des propositions importantes pour lesquelles vous aurez toute votre part à prendre.

À la lecture de ces quelques informations, vous comprendrez que tout ceci vise à mettre en place une politique générale des réserves que nous appelons de nos vœux. Dans les temps budgétaires contraints que nous traversons, cela n’est pas une tâche aisée et ceux qui y travaillent avec acharnement doivent en être remerciés.

 

La route est difficile et semée d’obstacles qu’il nous faut franchir dans le calme et la sérénité, même si certains sont difficiles et font mal ; mais c’est à ce prix que l’UNOR, que nous sommes fiers de servir, vivra et se fera entendre.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Avril 2013

Chers camarades, chers amis,

 

Les trois mois qui viennent de s’écouler depuis le 16 mars dernier ont été bien remplis. Votre bureau national s’est mis au travail. Le renouvellement opéré dans sa composition est un gage d’efficacité et de dynamisme.

 

Je remercie tous ceux qui ont accepté de participer et de travailler au sein de cette nouvelle équipe. Ils témoignent ainsi, par leur engagement, de la vigueur de notre Union et de sa capacité à se renouveler.

 

L’homme n’est que l’aiguillon nécessaire à l’émergence d’une idée, à la concrétisation d’une ambition, à la réalisation d’un projet. Ce bureau sera cet aiguillon.

 

Avant toute chose, je souhaite ici rendre un hommage particulier au colonel (H) Jacques Bigot que nous avons accompagné à sa dernière demeure le 31 mai dernier, avec une forte délégation de réservistes et plus de quarante drapeaux.

 

Figure emblématique de l’UNOR, il aura marqué toute une génération d’officiers de réserve et nous conserverons de lui l’image d’un homme fidèle à ses engagements, fier de servir et prêt à tout donner pour que la réserve soit reconnue et respectée.

 

Fidèle à sa mission, il est malheureusement tombé au pied de cette Flamme à l’Arc de Triomphe qui brûle perpétuellement en mémoire de tous les enfants de France qui ont donné leur vie afin que nous puissions vivre libres aujourd’hui. Merci mon colonel, cher Jacques, d’avoir si fidèlement servi notre pays, ses valeurs et la réserve avec tant de générosité, de gentillesse et de bonté sous des airs parfois un peu bourru. Selon votre célèbre expression, il nous revient à nous, l’UNOR, d’être « sur les barricades » pour faire vivre votre idéal, le nôtre !

 

Ce moment d’émotion passé, la réalité nous rattrape et notamment celle du Livre Blanc qui est enfin sorti. Que dire ? Aucune surprise dans le contexte économique et budgétaire que nous connaissons aujourd’hui. La défense serait-elle encore la variable d’ajustement d’un budget en mal de ressources ? Dont acte.

 

En revanche, la déclinaison de ce document au quotidien pour nos forces armées et pour la réserve en particulier nécessite un investissement important de notre part. Et là, nous avons toute notre place à tenir. Suite à la malheureuse annulation de l’assemblée plénière du CSRM, des groupes de travail ont été constitués. Toutes les composantes de l’UNOR y sont représentées et nous devons maintenant apporter notre pierre à cet édifice si difficile à construire.

 

D’ici à la fin du mois de septembre, des conclusions devront être rendues. Espérons simplement que nos contributions seront prises en compte et que nos idées, souvent novatrices et réalistes, seront retenues.

 

Au-delà, une nouvelle loi de programmation militaire est en préparation et devrait être présentée au Parlement à l’automne. Nous devons tout faire afin que, dans la mesure de nos moyens, les ambitions de la réserve soient préservées, son avenir assuré tant au plan opérationnel qu’au plan budgétaire.

 

Dans ce temps de restriction, la réserve ne peut plus être ignorée par certains ou rejetée par d’autres. Nous devons mettre en œuvre toutes les politiques d’influence possibles pour obtenir, enfin, la mise en place d’une vraie politique de la réserve. Le travail est devant nous, à très court terme. Soyez assurés que nous répondrons présents et l’UNOR ne restera pas muette.

 

Même si nous sommes entrés en période de congés, il convient de rester mobilisé sur nos objectifs et notre Union doit serrer les rangs. Notre dessein commun est un enjeu politique au sens noble du terme; nous voulons une réserve mais probablement et sûrement pas celle qui nous est proposée aujourd’hui.

 

Nous voulons surtout une réserve digne de ce nom, avec toutes ses composantes, dont notre pays a besoin. Ce combat, politique avant tout, est celui qui nous attend.

 

Bonnes vacances à tous.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Janvier 2013

Chers camarades, chers amis,

 

Je voudrais avant toute chose remercier tous ceux qui ont organisé et participé à nos conseils d’administration et à notre assemblée générale de ce mois de mars. Au terme d’un conseil d’administration extraordinaire, vous avez bien voulu me témoigner votre confiance en renouvelant mon mandat de président de l’UNOR.

Je suis parfaitement conscient de la mission que vous m’avez donnée, ainsi qu’à votre nouveau bureau. Soyez assuré qu’il saura s’en montrer digne et qu’il n’aura de cesse de promouvoir nos intérêts.

 

La situation géostratégique a considérablement évolué depuis ces dix dernières années. Notre pays a été engagé dans des conflits majeurs alors même que nos dirigeants sont en permanence à la recherche d’économies substantielles. La suspension du service national et ses nombreuses conséquences, les évolutions technologiques incessantes et les réformes successives de l’outil de défense ont conduit notre réserve vers la professionnalisation.

 

Cette réflexion doit être resituée dans le cadre du nouveau Livre Blanc. La problématique de la réserve a été présentée par les différents représentants de l’institution militaire qui ont été auditionnés. En revanche, aucune réponse n’est encore apportée aux inquiétudes légitimes quant à notre devenir incertain compte tenu d’allocation de masses budgétaires insuffisantes.

 

Dans le contexte actuel de décroissance des effectifs, il ne suffit plus d’affirmer que la réserve doit être une force d’appoint, entraînée et disponible. Il convient également de réfléchir activement à son développement et à son renforcement, tant en termes d’effectif qu’en termes de moyen. C’est donc bien une volonté politique que nous devons rechercher, car il n’y a pas aujourd’hui de politique clairement définie concernant les réserves.

 

Quelques questions simples se posent de manière cruciale au décideur politique : veut-il une réserve, à quel prix et pourquoi faire ?

 

Pour l’UNOR, notre effet majeur est à l’évidence de combattre et d’obtenir une réserve digne de ce nom dont notre pays a besoin. C’est au prix de cet investissement dans la défense de nos intérêts et de ceux de notre nation que nous répondrons, une fois de plus, à la question : comment servir l’UNOR ? Notre Union sera alors un leader incontesté et l’un des acteurs majeurs de la mise en œuvre d’une politique globale des réserves aux multiples visages.

 

Le développement d’une telle ambition est directement lié à la volonté de chacun d’entre nous. Cette volonté ne peut être le fruit que d’hommes convaincus et enthousiastes. La naissance d'une vision globale de la politique des réserves va de pair avec l’adhésion de tous les membres de l’UNOR à celle-ci.

 

Parallèlement, l’émergence d’une véritable conscience UNOR reposera sur un désir de collaboration, de réflexion et d’information de tous nos membres. Il est temps de susciter l’engagement de l’UNOR dans une voie parfaitement indépendante de toutes les hégémonies particulières et de la conduire sur les chemins de l’efficience. Ce n’est pas une utopie, mais il faudra pour atteindre cet objectif que l’UNOR trouve de nouveaux modes de fonctionnement.

 

Cette perspective laisse à penser qu’il y beaucoup de choses à faire pour éviter le pire. Ainsi, la relance de notre action passe par une impulsion renouvelée qui ne puisse être immédiatement arrêtée dans son élan.

 

Cette action doit prendre la forme d’une coopération interne totale avec la prise en compte comme objectif d'une nécessaire cohésion. La perspective proposée n'est pas l'exportation d'un modèle UNOR mais bien au contraire celui d’une gestion partagée de nos ambitions.

 

C'est en définitive la mise en œuvre d'une stratégie globale dont la devise pourrait être la formule du maréchal Foch : « Toujours plus haut, pas par ambition mais par devoir ».

 

Cela devrait aboutir à une UNOR plus puissante non pas en terme d’hégémonie, mais de puissance tranquille permettant le rayonnement de chacune de ses composantes.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Mars 2013
    [Discours prononcé lors du conseil d'administration de l'UNOR, le 15 mars 2013]

 

Chers camarades, chers amis,

 

Au terme de ce conseil d’administration, je souhaite vous remercier très sincèrement de la confiance que vous avez bien voulu me témoigner en renouvelant mon mandat de président de l’UNOR.

 

Notre Union devra, dans les mois qui viennent, serrer les rangs. Notre dessein commun est un enjeu politique au sens noble du terme : nous voulons une réserve mais probablement et sûrement pas celle qui nous est proposée aujourd’hui. Nous voulons surtout une réserve digne de ce nom dont notre pays a besoin. Ce combat, politique avant tout, est celui qui nous attend.

 

La voie de l’unité est donc plus que jamais nécessaire. L’adhésion de tous les membres de l’UNOR à la défense et à la promotion de cette ambition est essentielle. Notre conscience « UNOR » devra reposer sur un désir de collaboration et de réflexion commune sur ce que doit être notre action. C’est à cette seule et unique condition que nous pourrons conduire notre Union sur le chemin de l’efficience et du succès.

 

Assemblée générale de l'UNOR 16 mars 2013Cette perspective d’une action politique forte laisse à penser qu’il reste beaucoup de choses à faire pour obtenir la reconnaissance de la réserve issue du monde civil et pas seulement constituée d’anciens militaires.

 

Nous devrons non seulement maintenir le lien Armées-Nation au risque de voir l’institution militaire s’enfermer dans un isolationnisme croissant, mais aussi agir pour combattre les tentatives actuelles d’amoindrissement voire de suppression de la réserve.

 

C’est à cela que je vous convie et je sais pouvoir compter sur vous tous.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Janvier 2013

S’investir et s’adapter

[Discours prononcé lors de la cérémonie des voeux de l'UNOR à l'École militaire, le 11 janvier 2013]

 

C’est avec un immense plaisir qu’il me revient, ce soir, l’honneur de vous accueillir au nom de l’UNOR et de toutes ses associations affiliées, nationales et territoriales, à l’occasion des vœux du nouvel an dans ce cadre prestigieux de l’École Militaire. C’est également une tradition qu’il nous faut maintenir et à laquelle je suis personnellement très attaché.

 

C’est l’occasion pour nous de faire un bilan de l’année écoulée et de se projeter dans un futur, aux contours souvent incertains, dont nous ne mesurons pas forcément les impacts sur la réserve.

 

2012 a été une grande année marquée par quelques temps forts :

  • La journée nationale du réserviste, au premier trimestre, pour laquelle l’UNOR a été fortement impliquée dans l’organisation. Cette journée est un acte politique fort et les travaux en cours sur ce sujet permettront certainement de définir et proposer des améliorations utiles à son renforcement. Enfin cette journée en faveur de la jeunesse constitue un formidable outil de communication qu’il nous faut préserver et développer.La prise officielle de fonction par la France de la présidence de la Confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR) au mois d’août dernier à Copenhague. C’est l’aboutissement concret de trois longues années de travail en liaison avec le commandement. Il aura fallu beaucoup de ténacité et de conviction à l’équipe chargée de cette mission. Qu’il me soit permis ce soir de souligner et remercier l’engagement fort de l’état-major des armées et son soutien.
  • Le 75e congrès national de notre Union qui s’est tenu à Mulhouse au dernier trimestre a été un réel succès. Ce fût l’occasion pour nous de mener une réflexion approfondie sur notre avenir. Ce fût également l’occasion de faire partager nos inquiétudes mais aussi nos ambitions pour la réserve. Je tiens particulièrement à remercier celles et ceux qui ont organisé ce congrès pour en faire un succès.

 

2012 a aussi été une année de travail dans un certain nombre de domaines importants :

  • La politique de communication s’est concrétisée par la mise en œuvre et en ligne d’un nouveau site internet complètement rénové et rajeuni. Permettez-moi de remercier ce soir tous ceux qui ont œuvré à sa réalisation. Il va constituer, j’en suis persuadé, un outil efficace au service de tous les adhérents. Il devra également permettre la diffusion de cet esprit de défense dont nous avons tant besoin.
  • Certaines actions entreprises en 2011 ont été reconduites et développées telle la présentation de l’UNOR aux Écoles de Coëtquidan à nos plus jeunes camarades EOR. Cette initiative a été très largement appréciée ; elle devra perdurer et être étendue aux autres écoles de formation dans des conditions à définir.
  • Enfin, la participation de notre Union et de ses représentants au sien du CSRM, dans les différents groupes de travail ainsi qu’au sein de la Commission armée-jeunesse, s’est développée avec succès. Que ceux qui ont œuvré dans ces différentes instances soient remerciés pour leur implication et la qualité de leurs travaux.

Tout cela démontre notre motivation à faire de l’UNOR un outil efficace au service de nos ambitions pour la réserve, en étant également un appui pour le commandement.

 

Je terminerais cet état des lieux en soulignant que notre Union, avec tous ses membres, constitue un vecteur essentiel pour assurer la diffusion de nos valeurs morales et l’esprit de défense. Présente partout, y compris dans les déserts militaires, l’UNOR est un bel outil d’information pour nos jeunes générations perdues au milieu d’une société presque sans repères.

 

Peut-être, faudra-t-il également réfléchir à utiliser l’UNOR dans le cadre d’une journée du citoyen (JDC) dont restons pour le moment encore partiellement exclus.

 

Les objectifs de cette nouvelle année qui s’annonce sont nombreux
et comportent deux volets distincts.

 

Au plan national nous devrons :

  • Rester très attentif aux conclusions du prochain Livre Blanc. En effet une nouvelle diminution des enveloppes budgétaires consacrées à la réserve serait vécue comme un renoncement. De plus la sanctuarisation annoncée de ces budgets permet simplement aujourd’hui de faire survivre un système dont nous connaissons tous la nécessité.
  • Développer encore plus notre recrutement. La progression sensible de nos adhérents constatée en cette d’année 2012 est une grande satisfaction. Elle est à développer, à confirmer et à amplifier mais je reste optimiste. La mise en application d’une politique de communication et d’échange d’informations entre l’UNOR et le commandement s’avère de plus en plus nécessaire ?
  • Participer encore plus efficacement à cette œuvre de développement d’une réserve reconnue, confortée et employée. C’est bien là finalement notre vocation première.

Au plan international :

  • La présidence française de la CIOR devra être soutenue par l’UNOR afin que ce soit une totale réussite. Il en va naturellement de l’image de notre Union mais également de celle de la réserve française au sein de l’OTAN. La délégation française, quant à elle, devra constituer un appui fort pour la présidence au sien des différents comités. Son influence devra être préservée.
  • Les relations bilatérales avec nos voisins doivent être développées. Espérons que nous pourrons enfin formaliser les actions entreprises en 2012 notamment à l’égard de nos voisins suisses. Celles, plus anciennes, avec l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie devront être confortées.

 

Au seuil de cette nouvelle année, je voudrais formuler quelques vœux sincères :

  • Pour vous tous et vos familles, espérons que cette année 2013 vous apportera toutes les satisfactions familiales et professionnelles que vous pouvez souhaiter.
  • Pour nos armées, souhaitons le succès partout où elles sont et seront engagées. Espérons également qu’elles soient valorisées, reconnues et soutenues y compris sur le plan financier.

Permettez-moi d’avoir ce soir une pensée toute particulière pour nos camarades qui, cette année encore ont défendu les intérêts de la France parfois au prix de leur sang Ayons également une pensée pour nos camarades réservistes qui servent en ce moment à Kaboul.

 

 

Pour l’UNOR, formons le vœu :

  • D’un total investissement dans les réformes et études en cours. Notre collaboration avec l’institution militaire ne pourra trouver son efficacité qu’au prix d’efforts partagés.
  • D’une faculté d’adaptation dans nos modes de fonctionnement et dans nos structures afin de renouveler et conforter notre coopération interne.

Je ne voudrais pas terminer ces vœux sans remercier nos proches de leur adhésion à notre idéal. Ils nous permettent de servir notre pays et notre Union.

 

David Livingston affirmait qu’il « était prêt à aller n’importe où, pourvu que ce soit de l’avant ». Cela symbolise parfaitement ce que doit être notre action au service de la réserve et de la nation : Servir est un honneur, c’est aussi une nécessité pour la France.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Novembre 2012

Un constat sans concession mais sans exagération

[Discours prononcé lors du 75eCongrès national de l'UNOR à Mulhouse le 24 novembre 2012]

 

Colonel (R) Jacques Vitrolles - Président de l'UNOR © Denys Chappey

Il me revient le privilège de vous accueillir aujourd’hui à Mulhouse au nom de tous les adhérents de l’UNOR et particulièrement de ceux présents ce matin. Sachez que j’en suis très heureux et que votre présence à ce 75e congrès national de notre Union nous honore.

 

Avant de dresser le bilan de nos travaux de ce matin, je voudrais très sincèrement remercier le lieutenant-colonel (H) Serge Bader président de l’UORRM, et toute son équipe, pour la qualité de l’organisation mise en place. La réactivité dont ils ont fait preuve doit être soulignée.

La table ronde à laquelle nous avons assisté hier sur la PESD, en présence de M. Jean-Marie Bockel et du général commandant en second de l’EUROCORPS, restera moment marquant de ce congrès.

 

La qualité des communications et celle de nos échanges doit être mise en exergue et je suis certain que les quelques heures qui nous restent à partager seront à la hauteur de celles que nous venons de vivre ensemble depuis deux jours.

Depuis plus de quinze années, notre environnement géostratégique a été profondément modifié et ces transformations ne sont pas achevées. Elles évoluent dans un rythme que nos sociétés n’ont jamais connu. Des empires prédominants du XXe siècle ont disparus et d’autres sont nés sur la scène internationale. L’équilibre de notre monde s’est déplacé vers l’orient et l’Asie en particulier. Nos sociétés occidentales modernes ont parfois perdu confiance et ont souvent oublié les valeurs fondatrices qui sont les leurs.

Ces évolutions ont conduit à des adaptations majeures, dont celle de notre outil de défense avec la professionnalisation des armées et la suspension du service national. D’une réserve de masse, nous sommes passés à une réserve d’emploi, adaptée, entraînée et parfaitement intégrée dans les unités professionnelles.

 

Au-delà du fait stratégique, ce début de XXIe siècle nous apporte l’épreuve supplémentaire d’une crise morale et économique d’une telle ampleur qu’elle est susceptible de remettre en cause les choix effectués par les dirigeants de nos pays. L’institution militaire, au service de la nation, n’échappe pas à cette remise en cause et, par voie de conséquence, la réserve a participé, au même titre que l’active, aux réorganisations passées et participera à celles du futur. Dans ces conditions, il nous a paru essentiel d’analyser les conséquences des réformes achevées ou en cours et de réfléchir aux conséquences de celles à venir.

 

Depuis quelques années, et malgré les efforts très importants consentis, nous sentons au fond de nous-mêmes que toutes les évolutions que je viens d’évoquer ont impactées fortement la réserve à plusieurs niveaux :

  • Un recrutement de plus en plus difficile, le filtre du service national ayant disparu. D’autres formes d’actions sont engagées auprès de ces classes d’âge qui ne connaissent plus l’armée que par des reportages télévisés ou des actions sporadiques de communication ciblée. Les résultats en sont parfois décevants tant une grande partie de cette jeunesse nous semble loin des idéaux et valeurs que nous défendons ;
  • Une politique d’emploi des réservistes qui se complique de plus en plus au fil du temps, conséquence d’une suite sans fin de réformes, d’adaptations, de formatages, de pyramidages qui ont été entamés dès les années 1985 mais dont on ne sait où se trouvera l’apogée ;
  • Une fidélisation des cadres de réserve qui a du mal à résister au tourbillon de notre vie moderne, entre surinvestissement professionnel incontournable, vie familiale plus compliquée qu’hier, et difficulté à trouver une certaine forme de stabilité nécessaire à cette double vie de citoyen soldat qu’est la nôtre ;
  • Une représentation des réservistes et de leurs associations parfois remise en cause du seul fait d’une évolution de ces structures qui est conforme aux nouvelles méthodes de recrutement, à l’évolution du format des armées et surtout à cet individualisme forcené que nous connaissons aujourd’hui et conduit beaucoup de nos camarades à ne regarder que leurs problèmes personnels sans se préoccuper de ceux de notre collectivité.

Le constat étant fait, sans concession mais sans exagération ; il me semble que quelques propositions pourraient être faites par notre Union dont la philosophie est de préserver et développer cet outil que constitue l’UNOR au profit de l’institution militaire tout en prenant en compte le contexte budgétaire contraint du temps présent :

  • Notre union s’est toujours investie fortement dans la communication auprès des jeunes générations, tant à travers des opérations de communication qu’au fil du devoir de mémoire. Le statut et l’âge n’ont plus d’importance quand il s’agit de transmettre des valeurs. Nous sommes des recruteurs en puissance et nous pouvons utiliser nos compétences, nos réseaux et nos expériences personnelles dans ce domaine particulier du recrutement. Pour un coût négligeable, nous pourrions participer efficacement aux JDC ;
  • Recruter, mais pour quoi faire ? La question mérite d’être posée. Encore faut-il pouvoir proposer à notre jeunesse des emplois utiles pour nos armées et intéressants pour eux. Le caractère indispensable de la réserve a encore été rappelé récemment par les différents chefs d’état-major lors des auditions dans le cadre de la commission du Livre blanc. Encore faut-il que le budget nécessaire soit dégagé, parfaitement identifié et ne serve plus de variable d’ajustement. La définition des objectifs devra précéder celle des besoins. Nous aurons alors, et de manière pérenne, une réserve militaire ;
  • Le défaut d’activité que nous constatons aujourd’hui impacte très fortement la fidélisation de nos plus jeunes camarades. Nombre d’entre eux ne se voient pas proposer d’activités intéressantes d’où une déception immédiate. Cette déception déclenche une perte en ligne difficile à maîtriser. Ajoutée à celle des plus anciens d’entre nous, la conservation des effectifs représente une difficulté avérée.

Il ne faut pas oublier que la mobilité géographique des réservistes n’existe pas et que cette contrainte pèse fortement sur la pérennité de l’engagement. La mise en œuvre d’une politique d’échange d’information permettrait à ces nouveaux réservistes de rejoindre nos associations. Nous pourrions ainsi participer efficacement à cette fidélisation que nous appelons tous de nos vœux. Personne ne se poserait alors la question de la représentativité de nos associations ;

  • Enfin, si la réforme du CSRM nous semble utile et en cohérence avec ce souci de faire évoluer l’emploi et la représentation des réservistes, il ne faudrait pas cependant que nos structures associatives, à travers cette réforme, perdent une partie de leur influence au profit de représentants de la réserve opérationnelle désigné par le commandement.

Amiral, mon général, voici brièvement résumé le fruit de nos réflexions. Vous aurez compris l’inquiétude croissante de notre Union et de ses adhérents face aux évolutions majeures que nous avons connus et celles qui se présentent à nous.

Nous avons souhaité que vous veniez présenter à notre congrès ces évolutions en cours et leurs incidences sur la réserve ce dont je vous suis très reconnaissant. L’UNOR sera toujours à vos côtés dans la défense de la réserve militaire, mais elle saurait aussi s’opposer à toutes tentatives d’amoindrissement d’une réserve qui alors n’en serait plus une. Servir n’est pas seulement un idéal pour nous, c’est aussi une nécessité pour nos armées.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Octobre 2012

Chers camarades, chers amis,

 

Le dernier trimestre 2012 a été particulièrement dense en activités et réflexions. Je voudrais avant tout remercier tous ceux qui y ont participé, que ce soit dans la préparation ou dans l’exécution, y compris nos deux permanents qui se sont totalement investis dans leurs missions respectives.

 

Le 75e congrès national de l’UNOR qui s’est tenu à Mulhouse fin novembre a été une réussite incontestable, tant au plan de la forme que du contenu. Je veux une nouvelle fois remercier l’UORR de Mulhouse et son président pour leur engagement sans faille afin que tout soit parfait.

Ces quelques jours passés ensemble nous ont permis de mener une réflexion importante dont le point d’orgue fut la séance plénière de notre assemblée générale. Les propos tenus par nos invités ont été sans détours, forts et francs dans leur contenu. Je vous engage à lire attentivement le compte rendu qui en est fait dans les pages qui suivent.

Pour ma part, je retiendrai deux affirmations : « l’UNOR, nous avons besoin de vous, vos activités sont utiles » et « l’UNOR est une force d’appui et de propositions, nous devons travailler ensemble ».

A elles seules, elles justifient pleinement nos actions, mais elles ne lèvent pas les craintes qui sont les nôtres quant à l’avenir de la réserve sous toutes ses formes. Les difficultés restent bien réelles tant en terme d’utilisation de la réserve que budgétaire.

 

Bien des choses seront conditionnées par les futures conclusions du Livre blanc. Nous avons acté que la réserve était bien prise en compte dans la réflexion générale des diverses commissions. Encore faut-il que le décideur politique accepte ce fait et fasse donc l’effort budgétaire nécessaire. A défaut, ce serait une totale remise en cause du lien armée-nation dont nous savons tous qu’il est essentiel.

 

Ne doutons pas que les prochains mois seront vitaux pour nous tous et qu’ils conditionneront l’évolution de nos actions. En effet, recruter des jeunes issus du monde civil, les fidéliser tant au sein des unités que dans nos associations par des activités et enfin les représenter au sein des instances nationales, n’a de sens que si la réserve est confortée dans son rôle opérationnel et appuyée dans sa mission de relais de la défense dans la nation dans le cadre d’une ligne budgétaire identifiée dans la loi de programmation militaire.

 

Comme je l’ai dit à Mulhouse, nous saurions nous opposer à toutes tentatives d’amoindrissement de la réserve.

 

Le dernier conseil restreint du CSRM a permis de mesurer les avancées dans un certain nombre de domaines : protection sociale du réserviste, dispositifs compensatoires pour les entreprises, politique d’emploi des réservistes.

La qualité des travaux et des propositions faites doit être soulignée. Là encore, toute mise en œuvre de ces propositions sera le fruit d’une décision politique globale. Nous l’attendons avec beaucoup d’espoir mais aussi avec une grande prudence.

 

Enfin, la présidence française de la CIOR est sur les rails. Cette équipe s’est mise au travail depuis le dernier congrès de Copenhague. La première réunion intermédiaire a eu lieu à Paris en novembre. De nombreuses délégations étrangères ont rejoint la capitale pour un week-end de travail dense et remarquablement organisé.

Qu’il me soit ici permis de remercier la Direction générale de la gendarmerie nationale qui a fourni non seulement des moyens logistiques appropriés mais aussi un contenu qui a favorisé une réflexion commune et des échanges importants. Tous les présents ont pu ainsi constater que la CIOR est utile et fonctionne.

 

Je ne voudrais pas terminer mon édito sans rendre hommage au colonel (H) Michel Garnier qui nous a quittés à la fin du mois dernier. Il avait été administrateur de l’UNOR, vice-président de l’ANORAA et était, malgré sa maladie, toujours commissaire au comité de la Flamme sous l’Arc de Triomphe. L’UNOR s’associe à la peine de sa famille et de l’ANORAA.

 

Au seuil de cette nouvelle année, permettez-moi de vous adresser, à chacun d’entre vous, tous mes vœux de bonne et heureuse année. Que cette nouvelle année soit pour vous l’occasion de retrouver la sérénité et la force dont nous aurons besoin pour défendre notre belle cause, pour faire vivre l’UNOR et surtout pour assurer la pérennité de cette réserve dont nous savons tous qu’elle est essentielle au maintien de l’institution militaire au sein de la nation.

 

Servir n’est pas seulement un idéal pour nous, c’est aussi une nécessité pour nos armées.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Juillet 2012

Chers camarades, chers amis,

 

Les quelques mois qui viennent de s’écouler ont été riches en évènements mais sont également porteurs d’inquiétude pour nous tous, réservistes opérationnels, honoraires, citoyens et membres de notre tissu associatif.

Je rappelais dans mon précédent éditorial la nécessité d’une politique globale de sécurité à construire sur le très long terme dont la Défense en est un des piliers essentiels. Trois mois après, nous sommes en réalité confrontés à un double phénomène :

  • Le premier est la mise en place d’une commission destinée à réviser le Livre Blanc et à définir le futur contrat opérationnel de nos armées. Naturellement, ce travail de réflexion ne sera pas sans incidence sur la réserve. Il ne faudrait pas, dans ce cadre-là, que la définition des menaces devienne la conséquence d’une enveloppe financière prédéterminée.
  • Le second est celui de l’aspect budgétaire de plus en plus contraint qui pourrait remettre en cause les nombreux efforts faits depuis quelques années.

La réserve est nécessaire mais encore faut-il la financer. Nombre de nos camarades sont lassés des éternelles difficultés de gestion allant jusqu’au défaut de paiement des activités.

Ces deux phénomènes vont à l’encontre de la fidélisation recherchée et conduisent certains d’entre nous vers un sentiment d’inquiétude grandissant, voire d’abandon.

Confrontée à cette situation, l’UNOR et l’ensemble de ses associations doivent continuer à porter le message de la nécessité d’une réserve issue du milieu civil, préservatrice d’un lien armées-Nation essentiel.

C’est donc bien d’une décision politique dont nous avons besoin aujourd’hui. Nous devrons faire entendre notre voix auprès de nos élus pour préserver un système qui a fait ses preuves. Nous devrons nous concentrer sur des actions de communication et de lobbying efficaces.

 

Depuis le mois d’août dernier, la France a pris la présidence de la CIOR à la fin du congrès de Copenhague. L’équipe mise en place par son président s’y est préparée avec application et professionnalisme.

Nous devrons les soutenir au cours des deux années qui viennent. C’est notre image qui est en jeu, celle de la France et celle de l’UNOR. Permettez-moi de souhaiter à cette équipe une pleine réussite. Ce doit être un formidable outil de communication dont nous devrons exploiter toutes les ressources.

Pour sa part, la délégation continuera avec des moyens réduits, à participer à certains comités notamment dans l’académie des langues et la compétition sportive au sein de laquelle la France a fait son retour après une année d’absence.

 

Enfin, le dernier trimestre de cette année sera marqué par la tenue de notre 75e congrès national à Mulhouse en novembre. L’équipe d’organisateurs a fait un travail formidable et je suis certain que ce congrès sera d’une excellente tenue.

J’ai souhaité qu’à cette occasion, nous puissions aborder lors de notre séance plénière des sujets d’actualité : l’évolution à court et moyen terme de la politique d’emploi des réserves d’une part, et les transformations annoncées du CSRM d’autre part.

Espérons que ces thèmes susciteront un débat fructueux et des échanges dynamiques avec nos conférenciers. Ce congrès doit être pour notre Union l’occasion de démontrer sa volonté de collaboration avec le commandement tout en préservant sa liberté d’expression.

 

Ces quelques lignes démontrent à l’évidence que notre mobilisation sur tous ces sujets ne devra pas faiblir. Ensemble, nous pourrons ainsi peser sur les décisions à venir qui conditionnent notre futur et celui de cette réserve à laquelle nous tenons.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Avril 2012

Chers camarades, chers amis,

 

Trois mois se sont écoulés depuis notre dernier conseil d’administration et ils me laissent le sentiment d’une accélération constante des choses.

 

Le devoir de réserve imposé par la période électorale que nous venons de vivre conduit à concentrer nos activités et nos actions dans un espace-temps restreint. Au seuil d’une nouvelle mandature, et évidemment sans esprit partisan comme le veut notre règle statutaire, il me semble utile de rappeler quelques principes auxquels nous sommes tous très attachés.

Une politique globale de sécurité se construit sur le très long terme et la Défense en est un des piliers essentiels. La réserve, dont nul ne songe aujourd’hui à contester l’impérieuse nécessité, doit y prendre toute sa part.

Limiter la réflexion dans ce domaine sensible à la durée d’une législature constituerait une erreur. Nous avons besoin de continuité dans l’action.

Aborder cette problématique en posant comme seul préalable la question des effectifs et celle des coûts associés serait une faute. La paix et la stabilité ne sont pas des acquis définitifs quand on voit les équilibres géostratégiques se modifier en permanence.

 

Dans le cadre de cette réflexion, l’UNOR doit continuer, à mon sens, de porter avec courage mais aussi avec lucidité quelques messages forts :

  • Respect de l’engagement de nos cadres réservistes, quel que soit leur statut. Il n’y a pas que les réservistes sous ESR qui défendent le pays. Les changements incessants des conditions d’exécution de ces engagements, le manque de cohérence entre ce que nous voulons et ce que nous pouvons faire, conduisent inéluctablement à un manque de confiance et, parfois, d’envie de servir. La fidélisation demeure un enjeu majeur.
  • Préservation du lien armées-nation, notamment en exploitant toutes les facultés d’utilisation de la capillarité entre monde civil et monde militaire que nous représentons. L’adéquation totale entre métier civil et fonction militaire ne doit pas devenir une règle intangible. Cela n’empêchera pas les transferts de compétence qui sont souhaitables et souhaités.
  • Crédibilité de l’affectation des ressources. La sanctuarisation annoncée des budgets dédiés à la réserve ne peut que renforcer notre conviction que servir n’est pas un vain mot dans une société en mal de repères.

Depuis quelques mois, notre Union s’est résolument engagée dans ces diverses réflexions menées au sein du CSRM en liaison avec l’EMA et la direction générale de la gendarmerie nationale. L’UNOR y joue pleinement son rôle.

Permettez-moi de souligner ici l’engagement des membres du bureau national qui participent à ces groupes de travail : protection sociale du réserviste, dispositifs compensatoires pour les employeurs. Plus récemment, j’ai accepté de prendre la présidence d’un groupe dont l’objectif sera de faire des propositions innovantes au sujet de la Journée nationale du réserviste.

 

C’est l’occasion pour notre Union de présenter un front uni et cohérent. Sachons gommer nos différences culturelles. Restons pragmatiques et valorisons ce qui nous rassemble. A ce prix, et dans le respect de la diversité de chacune de nos grandes associations membres, nous pourrons nous concentrer sur des actions de communication et de lobbying efficaces.

 

Ne cherchons pas à construire la réserve dont nous avons envie, participons à la construction de la réserve dont nous avons besoin dans un esprit de transparence et de collaboration vis-à-vis du commandement.

Au-delà de ce travail de fourmi, la plus belle occasion qui nous est donnée de montrer cette cohérence et cette cohésion sera le congrès de Mulhouse. Sachons nous mobiliser pour l’évènement majeur de l’Union en 2012. Il nous appartient de faire de ce congrès un succès. Je sais pouvoir compter sur vous pour ne pas décevoir nos amis alsaciens.

 

Hauts les cœurs ! Le travail nous attend et la mission est belle à remplir.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

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  • Janvier 2012

Chers camarades, chers amis,

 

Cette année 2011, riche en activités s’est terminée avec son lot de bonnes et de mauvaises nouvelles, ses joies et ses peines qui ont touché notre si belle Union, fidèle à son image de Servir.
Nous avons dû nous incliner à nouveau devant des soldats français tombés en mission et plus particulièrement en opérations extérieures. Non, ils ne sont pas morts pour rien ; ils ont versé leur sang pour qu’un pays puisse enfin vivre en paix. Nous devons être fiers d’eux.


Je souhaite également rendre hommage à tous nos camarades de l’UNOR qui nous ont quittés cette année. Je m’associe à la peine de chacune de nos associations ainsi qu’à celle de leurs familles Cet automne m’a permis de rencontrer les nouveaux responsables militaires nommés durant l’été : secrétaire général du CSRM, secrétaire général de la commission Armées-Jeunesse et délégués aux réserves.
Ces entretiens ont été fructueux et enrichissants. Leur désir de voir notre Union se développer a été réaffirmé et, d’une manière générale, ils souhaitent s’appuyer sur notre structure pour réfléchir à l’avenir des réserves. Cette reconnaissance nous engage à plus de vitalité et de réactivité.


Permettez-moi à cette occasion de vous rappeler notre triple mission d’appui à la reconversion, d’aide au recrutement et de vecteur de relation publique au profit des forces armées. Nous devons tous être vigilants et actifs dans ces trois domaines qui nous permettront de conforter l’Union et d’assurer sa pérennité.Notre ressource potentielle est certes différente de celle que nous avons connue par le passé, mais elle existe, comme en témoignent les demandes récurrentes faites au siège.

Le mois de novembre a aussi été l’occasion de finaliser et formaliser notre relation financière avec le ministère de la Défense. Ce fut l’aboutissement d’un travail technique de longue haleine. Une convention de partenariat et d’objectif a été signée par mes soins avec le directeur des ressources humaines du ministère en présence du général de division aérienne Jarry, délégué interarmées des réserves.
Là encore, le fait d’être soutenu nous obligera à plus d’efficacité. Je sais pouvoir compter sur votre soutien pour la réalisation de nos objectifs.
Au plan international, les choses avancent maintenant à grands pas. La délégation française à la CIOR a fait l’objet d’une directive de l’EMA et les possibilités sont désormais connues de tous. D’une manière générale, les engagements pris ont été respectés.
L’équipe de la présidence se met en place progressivement et commence à travailler. Par ailleurs, les jumelages sont en voie de développement notamment avec des pays limitrophes. J’espère que l’année 2012 verra la concrétisation des travaux entamés à cet égard.

L’opération "dessins de Noël" a été reconduite cette année, et avec succès. Vous avez parfaitement rempli la mission en vous impliquant auprès des écoles. Ce sont plusde 6 000 dessins qui ont ainsi été récupérés. Au-delà, cette présence en milieu scolaire doit nous permettre de planter une graine qui, demain, souhaitons le, fera surgir des vocations. La diffusion de l’esprit de défense passe aussi par ce type d’action.
Soyez en tous remerciés car, grâce à vous, nos camarades en OPEX, MISSINT où dans les hôpitaux recevront un témoignage de solidarité en fin d’année.

Les objectifs pour 2012 sont nombreux mais certains retiendront tout particulièrement notre attention que ce soit le congrès de Mulhouse en novembre, notre communication interne et externe et, bien sûr, toutes les activités que vous serez amenés à organiser.

Au seuil de la nouvelle année, je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2012 et vous donne rendez-vous à l'Ecole miliaire à Paris, le 13 janvier prochain, pour les vœux de l’UNOR.

Colonel (R) Jacques Vitrolles

Président de l'UNOR

 

 

 

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  • Juillet 2015

Chers camarades, chers amis,